Bande dessinée

28 juillet 2016 17:15; Act: 28.07.2016 17:36 Print

«Étant menacé par l’ETA, je devais changer de nom»

«Salto» est l'histoire d'un marchand de bonbons devenu garde du corps. Un angle original pour parler indépendantisme basque.

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«J’ai choisi les crayons de couleur car je cherchais une technique qui pourrait être très vivace et très atmosphérique», explique la dessinatrice Judith Vanistendael.

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Comment est né ce projet?

Judith Vanistendael (dessinatrice): D’une rencontre sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, où j’ai croisé Mark Bellido. Il avait été garde du corps à Pampelune et venait de quitter ce travail. J’ai trouvé son histoire fascinante. Et comme j’avais envie de devoir dessiner des choses que je ne dessine pas normalement, de changer mes horizons, une histoire de garde du corps, avec des voitures et des flingues me paraissait idéale!

Mark Bellido (scénariste): Après quatre années comme garde du corps, je voulais mettre de la distance physique et métaphorique avec ma vie d’avant. Une nuit, j’ai attrapé mon sac à dos, et j’ai commencé à marcher sur le Camino de Santiago. C’est là que j’ai rencontré Judith.

Qui êtes-vous réellement, Mark Bellido?

M. B.: Tout ce qui est écrit dans ma biographie est vrai, y compris que mon nom est un mensonge. Je suis un écrivain qui a travaillé comme garde du corps pour écrire un livre. Tout cela a eu des conséquences. Étant menacé par l’ETA, je devais changer de nom.

Judith, le thème de l’indépendantisme basque vous intéressait-il particulièrement?

J. V.: Je m’intéressais plutôt au parcours psychologique du personnage principal. Mais comme j’ai vécu à Séville, je connaissais le contexte politique. Cela me paraissait important, en particulier cette terreur généralisée dans laquelle a vécu le pays.

Cette même terreur qui est entrée dans votre quotidien au cours de l’année passée...

J. V.: Oui, car j’habite Molenbeek, à Bruxelles. Cela a été une expérience assez intense de travailler sur un livre qui parle de la terreur dans le contexte de ce quartier.

Éprouvez-vous, comme le personnage de Miguel, des difficultés à écrire vos histoires?

M. B.: Bien sûr! Quand vous devez investir du temps et de l’énergie pour payer les factures et être un citoyen normal, il est difficile de vivre d’autres vies. Faire ce que vous voulez vraiment a donc un prix: renoncer à tout ce que vous pourriez devenir, afin d’être ce que vous voulez.

Quelle technique avez-vous employée pour «Salto»?

J. V.: J’ai choisi les crayons de couleur car je cherchais une technique qui pourrait être très vivace et très atmosphérique. Le crayon de couleur est expressif... Mais il est physiquement dur à utiliser, car il faut appuyer très fort sur les crayons pour bien faire ressortir les pigments.

«Salto». Vanistendael et Bellido. Le Lombard.

(Denis Berche/L'essentiel)

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