Aux États-Unis

10 novembre 2019 12:22; Act: 11.11.2019 15:03 Print

Il a passé un an en ville, sans acheter à manger

Afin de réduire son empreinte écologique et servir d'exemple, Rob Greenfield a décidé de faire de la nature son jardin, son garde-manger et sa pharmacie.

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Rob Greenfield est Américain et se déplace beaucoup en auto-stop. C'est l'une des techniques qu'il a adoptées pour réduire son empreinte environnementale. Une autre est plus radicale: depuis un an, il n'a pas dépensé un centime pour de la nourriture. Il ne s'alimente que de ce qu'il peut faire pousser lui-même dans un jardin, pêcher - ou de ce qu'il récupère le long des routes. Car oui, les animaux morts retrouvés au bord de l'autoroute sont aussi une option pour cet activiste de 33 ans.

Son défi prend fin le 10 novembre: en résumé, ne vivre que de ce qu'il peut trouver dans la nature. Ou plutôt dans la ville d'Orlando, capitale des parcs d'attractions dont l'aire urbaine compte quelque 2,5 millions d'habitants, choisie par Rob Greenfield pour son climat tropical. «Cette année, j'ai fait pousser ou récupéré 100% de mon alimentation - pas de supermarché, pas de restaurant, pas de bière au comptoir d'un bar», a raconté Rob Greenfield, à l'AFP. «La nature a été mon jardin, mon garde-manger et ma pharmacie».

Papayes, bananes, patates douces

«Je veux inspirer les gens», explique celui qui a documenté toute son aventure dans des vidéos postées sur YouTube. «Les inciter à questionner leur nourriture, à changer leur régime alimentaire, à cultiver leurs propres aliments, à soutenir les agriculteurs locaux et à manger d'une façon qui soit meilleure pour la planète, nos communautés et nous-mêmes».

Pendant une année, lui qui vit pieds nus a habité une petite maison dans le jardin d'un propriétaire qui l'avait autorisé à y vivre pour mener à bien son projet. Autrefois bien taillé, cet espace est aujourd'hui transformé en ferme urbaine où poussent papayes, bananes, patates douces, aubergines et concombres. Il s'y est construit une cuisine à l'air libre, où il conserve le miel produit par ses quatre ruches. À côté des toilettes, il range les feuilles veloutées d'une plante, qui font office de papier hygiénique: «C'est plus doux que tout ce que vous pouvez acheter en magasin», affirme-t-il.

Déjà un buzz en 2016

Pendant l'interview, il déguste du cerf dans un bol, assaisonné à l'ail, poivre, coriandre, aneth et cuit dans du lait de coco. Il a trouvé l'animal sur une route du Wisconsin, où il a passé des vacances. Et il termine son repas avec des feuilles de moringa, aux nombreux bienfaits médicinaux. Et pour le sel? «Je récupère de l'eau de l'océan. Je remplis un pot ou une carafe, puis je la mets sur un réchaud pour la faire bouillir et s'évaporer. Cela donne du bon sel», explique-t-il.

Sa décision de mener «une vie simple», il l'a prise en 2011. Avant cela, il vivait «une vie d'Américain plutôt classique (...) avec l'objectif d'être millionnaire à 30 ans». En 2014, il a dissous son entreprise de marketing. Il s'est ensuite fait connaître en 2016 avec un autre projet choc: marcher à travers New York en portant toutes les ordures qu'il produisait, afin de sensibiliser les Américains à la quantité de déchets générés.

(L'essentiel/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Ahem le 11.11.2019 07:31 Report dénoncer ce commentaire

    "Il a dissous son entreprise de marketing"... pour en créer une autre, dont il est le produit! Bien joué, on parle de lui jusqu'au Luxembourg maintenant. Utiliser un réchaud (à gaz, je présume?) pour récupérer du sel de mer, c'est absolument tout sauf écologique. Et c'est bien d'avoir tenu un an, mais s'il a perdu 25kg pendant la même période ça pose question quant à la durabilité de la démarche...

  • Luxo le 10.11.2019 13:01 Report dénoncer ce commentaire

    Les animaux morts le long de la route, de la nourriture jetée? Il a bien de la chance d'avoir survécu. Ce sont justement les aliments à éviter car souvent ces animaux sont morts d'une maladie transmissible

  • Angelo51 le 11.11.2019 00:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour vivre comme ça autant crever.

Les derniers commentaires

  • Ahem le 11.11.2019 07:31 Report dénoncer ce commentaire

    "Il a dissous son entreprise de marketing"... pour en créer une autre, dont il est le produit! Bien joué, on parle de lui jusqu'au Luxembourg maintenant. Utiliser un réchaud (à gaz, je présume?) pour récupérer du sel de mer, c'est absolument tout sauf écologique. Et c'est bien d'avoir tenu un an, mais s'il a perdu 25kg pendant la même période ça pose question quant à la durabilité de la démarche...

    • Félix le 11.11.2019 09:29 Report dénoncer ce commentaire

      On peut être d'accord ou pas... aimer la démarche ou pas... mais franchement ne retenir de la démarche décrite dans l'article qu'"Utiliser un réchaud (à gaz, je présume?) pour récupérer du sel de mer, c'est absolument tout sauf écologique" .

    • Ahem le 11.11.2019 10:36 Report dénoncer ce commentaire

      @Félix: ce n'est certainement pas le seul point que je retienne. Mais si l'objectif de la démarche dans son ensemble était vraiment de "réduire son empreinte environnementale", il n'aurait pas eu recours à ce procédé, qui se trouve être le seul un peu détaillé dans cet article. D'où ma remarque.

    • Félix le 11.11.2019 10:51 Report dénoncer ce commentaire

      Bon, je me trompe peut-être... l'expérience est assez bien détaillée (pour autant que ce soit possible dans un article de cette taille), il y a pas mal d'information sur les fruits et légumes, poisson, viande, papier toilette... et boum, le sel, aïe... C'est une peu comme retenir l'arbre qui cache la forêt: une forêt de hêtre cachée derrière un sapin, on ne va pas dire que c'est une forêt de sapins. Surtout quand, comme pour nous tous qui lisons ces lignes, notre empreinte écologique est catastrophique si on la compare à la sienne...

  • Angelo51 le 11.11.2019 00:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour vivre comme ça autant crever.

  • Luxo le 10.11.2019 13:01 Report dénoncer ce commentaire

    Les animaux morts le long de la route, de la nourriture jetée? Il a bien de la chance d'avoir survécu. Ce sont justement les aliments à éviter car souvent ces animaux sont morts d'une maladie transmissible

    • marco polo le 11.11.2019 18:19 Report dénoncer ce commentaire

      Ce sont plutot des animaux morts écrasés par une voiture, si on arrive à temps, ça doit être aussi mangeable que si tué par un chasseur (et puis le gibier il faut toujoursle faisander un peu)