Bande dessinée

20 décembre 2017 09:00; Act: 19.12.2017 19:09 Print

Jarbinet décrit l'inexorable chute du IIIe Reich

À Berlin, sur les ruines du IIIe Reich, des officiers allemands sont en train de déserter.

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Toujours aussi inspiré, pour ne pas dire habité, Philippe Jarbinet poursuit sa superbe saga «Airborne 44».

Sur ce sujet

Le 14 mars 1945, Berlin se retrouve prise entre deux feux. Aurelius Krüger est convoqué par son ancien camarade de promotion Wilhem Geisel à l’Office central pour l’économie du Reich. Contre l’assurance que son oncle Otto, malade, ne soit pas envoyé sur le front, il accepte d’assurer la sécurité de son ami et de Solveig Hënzel, la fille d'un commanditaire, pour un convoyage secret à destination de l’Autriche. Au camp de concentration de Dora, au cœur de l’Allemagne, Nathan et Nadia subissent eux de plein fouet le joug de leurs tortionnaires nazis. Mais ils attendent le moment propice pour s’évader, ce qui finira par arriver.

Toujours aussi inspiré, pour ne pas dire habité, Philippe Jarbinet poursuit sa superbe saga «Airborne 44», avec un nouveau diptyque qui traite la Seconde Guerre mondiale dans ses dernières semaines, et ce vu... du côté allemand. Dans une ambiance de débâcle, dans un Berlin à bout de souffle, l'intrigue, inspirée de faits réels, fait se croiser plusieurs destinées: celle d’Aurelius et Solveig, celles de Nathan et Nadia, celle de Stalder. «Après avoir travaillé sur le côté américain de la Seconde Guerre mondiale, je voulais comprendre ce que les Allemands avaient vécu». Et Jarbinet de mener son scénario dans le respect de l’histoire du IIIe Reich, à grands renforts de références militaires et politiques propres à ce triste et cruel régime allemand.

«Aurelius, mon personnage, est sorti de la Waffen SS grâce à son oncle qui lui a déstructuré toute l'idéologie nazie. Toutes les familles n'étaient pas acquises à la cause d'Hitler, mais la croix gammée a fini par se retrouver au centre de tout», explique Philippe Jarbinet, très inquiet des tendances nationalistes qui prospèrent dans l'Europe d'aujourd'hui. Faire d'un ex-Waffen SS, un personnage principal, il fallait oser. «J'ai dû créer un lien d'empathie avec Aurelius qui traîne son passé comme des casseroles. Il veut se rattraper en préservant le jeune Jörg de la vie pourrie qu'il a eue». Personnalités réelles telles Von Braun (le créateur du V2), sites authentiques (camp de concentration de Dora), tout n'est pas que fiction dans ce «Génération perdue» de haut vol, avec sa magnifique mise en couleurs directes.denis berche

• «Airborne 44 - Génération perdue». Philippe Jarbinet. Casterman.

(Denis Berche/L'essentiel)

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