Bande dessinée

14 mars 2018 09:00; Act: 13.03.2018 18:56 Print

L'Amazone, fière et farouche guerrière, ne se soumet pas

Christian Rossi et Géraldine Bindi s’emparent du mythe des Amazones. Ils font le récit épique d’une guerre des sexes qui espère bien voir sa fin.

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«Le Cœur des Amazones». Rossi et Bindi. Casterman.

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Plus jamais depuis la rébellion sanglante qui avait fait d’elles des femmes libres les Amazones ne se soumettraient. Elles l’avaient juré. Mais quand leur jeune reine, Penthésilée, défie le demi-dieu Achille, la rencontre va finir par remettre en cause ce qui ne l’avait jamais été: la haine des hommes! Conformément aux sources les plus ancestrales, Géraldine Bindi et Christian Rossi ont choisi d’associer l’histoire de leurs Amazones à celle de la guerre de Troie. «Je ne connaissais pas Géraldine lorsqu’elle m’a contacté par mail pour me proposer ce scénario. Son premier en bande dessinée. Cela m’a parlé tout de suite, car les Amazones, tout le monde connaît sans connaître. Ce n’est pas seulement un mythe, mais plusieurs mythes», explique le dessinateur, Christian Rossi.

«L’idée m’est venue lorsque je travaillais sur ma maîtrise de littérature comparée, dont le sujet était la dramatisation de l’"Iliade". Il existait une toute petite mention des Amazones dans le texte d’Homère qui m’a interpellée. Plus tard, je suis devenue professeur et je me suis rendu compte que l’histoire que j’avais en tête m’apparaissait surtout sous la forme d’images», dit la scénariste, Géraldine Bindi. Ayant beaucoup lu de BD quand elle était adolescente, elle est tombée sur une réédition de «La Gloire d’Héra», de Christian Rossi, avec cette fille endormie en couverture. «Cela correspondait exactement à ce que je voulais faire!».

Mythes, rapport aux dieux, à la violence, à la sexualité, tout cela est aussi actuel au XXIe siècle qu'à l'époque des Amazones. Dans une fresque somptueuse en 150 pages, aussi violente que crue, Christian Rossi et Géraldine Bindi parviennent aussi formidablement bien à parler du combat des femmes d'aujourd'hui. «Comme Christian, c’est la haine de Penthésilée envers les hommes, dans la pièce de Kleist, qui m’a fascinée. Ce sentiment, c’est quelque chose que toutes les femmes connaissent, et dont il faut se libérer. C’est évidemment une question très actuelle, car cette haine peut nous entraîner très loin, et elle handicape celle qui la vit tout autant, sinon davantage, que celui qui la subit», dit encore Géraldine Bindi.

(Denis Berche/L'essentiel)

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