Californie

10 août 2019 16:25; Act: 10.08.2019 16:26 Print

La villa et ses «emojis» sèment la zizanie

Une maison à la décoration pour le moins voyante est l'aboutissement d'une étrange querelle de voisinage qui défraie la chronique dans une petite ville près de Los Angeles.

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La villa qui ne plaît pas à tout le monde.

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La petite ville cossue de Manhattan Beach, au sud de Los Angeles, aime l'entre-soi et a décidé voici quelques années d'interdire la location de logements pour une durée inférieure à 30 jours. Malgré cela, la propriétaire d'une maison située dans la 39e rue de la ville californienne, à un jet de pierre de la plage, avait mis l'endroit sur AirBnB.

Malheureusement pour elle, Kathryn Kidd a été dénoncée aux services municipaux par un groupe de voisins et condamnée en mai dernier à verser une amende de 4000 dollars.

Quelques semaines plus tard, la maison de la discorde était repeinte en rose bonbon et sa façade décorée de deux grandes émoticônes jaunes. L'une roule des yeux, la langue pendante, comme une personne en train de délirer; l'autre a la bouche fermée par une fermeture éclair.

Un «esthétisme» qui dérange

Un parti pris esthétique audacieux qui dérange d'autant plus les voisins que certains d'entre eux se sentent directement visés par ces «emojis». C'est le cas par exemple de Susan Wieland, qui fait partie du groupe de riverains ayant dénoncé leur voisine et qui a expliqué à des médias locaux qu'elle portait des faux-cils lorsqu'elle a rencontré Mme Kidd.

Celle-ci a assuré que la nouvelle allure de sa «maison joyeuse» était juste destinée à égayer le quartier. «Tout le monde est triste, déprimé, toujours préoccupé des affaires des autres, j'ai eu envie d'envoyer un message de joie, coloré et positif», a affirmé au site EasyReaderNews Mme Kidd, qui se défend d'avoir voulu représenter Susan Wieland.

De nombreux riverains en colère ont porté cette semaine l'affaire devant le conseil municipal pour demander que la façade de la maison soit repeinte dans des tons plus neutres. Les autorités locales doivent étudier les règles d'urbanisme pour voir si cela est possible.

(L'essentiel/afp)