Défilé anniversaire

03 juillet 2015 09:51; Act: 03.07.2015 10:24 Print

Le bikini ou l'histoire d'une bombe anatomique

1er juillet 1946: les Américains procèdent au premier d'une série d'essais nucléaires sur un atoll du Pacifique sud. Quatre jours plus tard, un Français dévoile à Paris un maillot de bain du même nom que ce petit îlot.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet

«Le bikini: une bombe anatomique», vantait le slogan de ces deux petits bouts de tissu, un bandeau pour le haut et deux triangles inversés pour le bas, vendus dans un emballage pas plus grand qu'une grosse boîte d'allumettes. Pour présenter la trouvaille, il fallait un écrin. Ce fut à la piscine Molitor, haut lieu du Tout-Paris des années 1930, que Louis Réard, ingénieur automobile dont la famille tenait une boutique de lingerie, décida de présenter «son» bikini, le 5 juillet 1946. Un défilé anniversaire présentant ce modèle historique mais aussi d'autres pièces rares, des maillots de bain de 1890 à 1970, aura lieu dimanche dans ce chef-d’œuvre de l'art déco. Près de 70 ans plus tôt, Louis Réard n'avait trouvé aucun mannequin professionnel pour porter le bikini dont la présentation officielle fut faite par une danseuse nue de 19 ans, Micheline Bernardini, qui officiait au Casino de Paris et passa à la postérité.

Car l'invention, à la une des journaux du monde entier, fait aussi très vite scandale. En Europe, sous la pression de l'Église catholique, les gouvernements italien, espagnol et belge interdisent la vente des bikinis. En France, curieusement, il est autorisé sur les plages de Méditerranée, mais prohibé sur celles de l'Atlantique. «L'arrivée du bikini est un événement dans l'histoire de la mode parce qu'il montre pour la première fois ce que les femmes n'osaient pas montrer jusqu'alors, leur nombril. C'est ça, la vraie révolution», explique Ghislaine Rayer, qui possède une des plus importantes collections de maillots de bains d'époque au monde avec près de 5 000 pièces.

Des chansons lui sont consacrées

Il faut dire qu'outre le nombril, le bikini signé Réard montre aussi largement les fesses, ce qui fait dire à certains que l'ingénieur a aussi inventé le string... Si le maillot deux pièces existe depuis longtemps déjà, c'est la culotte taille haute, montant sur le ventre qui est encore préférée par les dames dans l'immédiat après-guerre, comme en témoignent les images de pin-up ou d'actrices américaines, Marilyn Monroe en tête. Après sa présentation houleuse du 5 juillet 1946, le bikini entame une traversée du désert et il faudra attendre 1953 pour qu'une autre bombe éclate, encore une fois en France, pendant le Festival de Cannes: elle s'appelle Brigitte Bardot et va affoler les photographes en posant en bikini blanc à fleurs sur la plage du Carlton.

Dans les années 1960, le maillot devient un incontournable et sa popularité se voit renforcée par ses apparitions au cinéma. L'une des plus mémorables est celle d'Ursula Andress sortant des eaux, coquillages en main et poignard au côté, dans une fameuse scène de «James Bond contre Dr No», en 1962. Des chansons aussi lui sont consacrées comme, en 1960, «Itsy bitsy, petit bikini», titre américain au succès mondial repris notamment en français par Dalida et Richard Anthony, qui raconte l'histoire d'une jeune fille n'osant pas s'afficher en bikini sur la plage.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.