Médecine

12 février 2021 12:18; Act: 12.02.2021 12:31 Print

Le cancer de l'utérus détecté par un test urinaire

La détection du cancer de l’utérus pourrait devenir beaucoup plus simple et moins douloureuse. Une étude britannique annonce avoir pu le détecter par un test urinaire.

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La découverte des scientifiques britanniques pourrait permettre de limiter le nombre de dépistages, à l’aide d’une biopsie, c’est-à-dire d’un prélèvement de cellules à l’intérieur de l’utérus. (photo: AFP)

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Des scientifiques britanniques ont annoncé vendredi, avoir réussi à détecter le cancer de l’endomètre par un simple test urinaire, beaucoup moins douloureux et invasif que les tests en place pour le moment. Actuellement, les femmes sont dépistées à l’aide d’une biopsie, c’est-à-dire d’un prélèvement de cellules à l’intérieur de l’utérus, qui nécessite parfois aussi d’y introduire un fin télescope. Une procédure douloureuse, que 31% des patientes doivent refaire une seconde fois, en raison de problèmes techniques ou de douleurs intolérables ayant gêné l’examen.

Mais une équipe de scientifiques de l’Université de Manchester a mis au point un nouvel outil de détection, basé sur le prélèvement d’urine ou de sécrétions vaginales, qui pourrait être réalisé en autoprélèvement à domicile. Selon leur étude, publiée dans la revue «Nature Communications», ce nouveau système a permis de diagnostiquer correctement 91,7% des femmes qui souffraient effectivement d’un cancer de l’endomètre - ou cancer du corps de l’utérus, distinct du cancer du col de l’utérus, détecté lui avec un simple frottis -. Pour les femmes sans cancer de l’endomètre, le test a montré une efficacité à les diagnostiquer négatives de 88,9%.

Trier avant un deuxième test

«Nos résultats montrent que les cellules cancéreuses dans l’utérus peuvent être détectées dans l’urine et les échantillons vaginaux à l’aide d’un microscope», s’est félicitée la professeure Emma Crosbie, qui a dirigé l’étude, citée dans un communiqué.

Selon elle, cette méthode pourrait servir à «trier les personnes suspectées d’avoir un cancer de l’utérus», en vue d’examens plus approfondis en cas de test positif. «Celles qui obtiennent un résultat négatif seront rassurées sans avoir à subir des procédures désagréables, invasives, anxiogènes et coûteuses», a-t-elle expliqué.

Le sixième cancer le plus répandu chez la femme

Cette étude «prometteuse», qui a pour l’instant porté sur 216 femmes dont 103 suspectaient ou savaient être atteintes d’un cancer de l’utérus, devra être «confirmée dans le cadre d’une étude plus large», a indiqué la professeure d’oncologie gynécologique.

Le cancer de l’endomètre est le sixième cancer le plus répandu chez la femme, avec environ 382 000 nouveaux diagnostics et 89 900 décès dus à la maladie en 2018 dans le monde. Si la plupart des femmes sont prises en charge tôt après l’apparition de premiers symptômes - parmi lesquels l’apparition de saignements après la ménopause - les 20% des femmes qui sont diagnostiquées à un stade avancé de la maladie n’ont que 15% de chances de survivre au-delà de 5 ans.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • marina le 13.02.2021 14:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    vous etes medecin ???? de dire n importe quoi

  • La vie est belle le 12.02.2021 19:44 Report dénoncer ce commentaire

    Arrêtez d'effrayer les femmes avec vos statistiques à la con. 99.9% des femmes guérissent de ce type de cancer. Il suffit de prendre soin de soi et faire un suivi . Le stade avancé concerne des personnes n'ayant pas prêté attention durant des décennies. À un stade précoce, 99,9% guérissent. Quant à la notion "survie à 5 ans", il faut bien expliquer que ca ne veut pas dire "vivre max 5 ans". Ca vaut dire que passé le cap des 5 ans, il n'y a plus de suivi et de statistiques. Il y a des millions de femmes de plus de 95 ans qui ont été atteintes de ce cancer plus jeune, et sont totalement guéries

Les derniers commentaires

  • marina le 13.02.2021 14:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    vous etes medecin ???? de dire n importe quoi

    • La vie est belle le 13.02.2021 20:02 Report dénoncer ce commentaire

      @marina. Je suis ex patiente. Quant à vous, vous êtes quoi? Médecin cherchant des proies? Allez, changez de métier.

  • La vie est belle le 12.02.2021 19:44 Report dénoncer ce commentaire

    Arrêtez d'effrayer les femmes avec vos statistiques à la con. 99.9% des femmes guérissent de ce type de cancer. Il suffit de prendre soin de soi et faire un suivi . Le stade avancé concerne des personnes n'ayant pas prêté attention durant des décennies. À un stade précoce, 99,9% guérissent. Quant à la notion "survie à 5 ans", il faut bien expliquer que ca ne veut pas dire "vivre max 5 ans". Ca vaut dire que passé le cap des 5 ans, il n'y a plus de suivi et de statistiques. Il y a des millions de femmes de plus de 95 ans qui ont été atteintes de ce cancer plus jeune, et sont totalement guéries