Évasion

04 juin 2014 08:41; Act: 04.06.2014 08:46 Print

Le Liberia, nouveau paradis des surfeurs

Plusieurs spots peu fréquentés au large des côtes du Liberia attirent les planchistes du monde entier.

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Nombreux sont les surfeurs séduits par les vastes étendues de côte déserte, loin des plages bondées d'Australie ou d'Afrique du Sud. (photo: AFP)

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Sam Brown Jr, 21 ans, fait partie des passionnés de surf de plus en plus nombreux au Liberia, attirés par les rouleaux qui font de ce pays d'Afrique de l'Ouest l'un des derniers paradis encore intact pour les surfeurs de la planète. «Ce qui rend le surf si bon au Liberia, c'est les vagues», dit-il. Difficile d'imaginer des surfeurs insouciants dans un pays surtout connu pour les guerres civiles qui s'y sont succédé de 1989 à 2003, faisant plus de 200 000 morts, laissant le pays en ruines. Mais le tourisme du surf s'y développe lentement et le Liberia commence à acquérir une certaine réputation à cause de ses parfaits «point breaks» (lieux où les vagues se brisent au large), ses plages spectaculaires, ses eaux chaudes et l'accueil amical de ses habitants.

Les meilleurs vagues du Liberia se trouvent autour du village de pêcheurs de Robersport (nord-ouest) de Sam Brown, accessible à pied de la Sierra Leone, sur la péninsule de Cape Mount, juste au-dessus du Lac Piso qui domine l'ouest du Liberia. Une profonde fosse sous-marine au large d'une courte bande de côte orientée vers le sud-ouest est à l'origine de cinq spots parfaits et l'on peut se rendre à pied de l'un à l'autre. Par endroit, les sportifs peuvent glisser sur au moins 180 mètres.

Les surfeurs devaient au départ camper sur la plage, mais le confort s'est amélioré depuis que Sean Brody et Daniel Hopkins, tous deux âgés de 29 ans, ont ouvert il y a cinq ans Kwepunha Retreat, la première école de surf du Liberia dotée de chambres. «Je ne peux pas dire que le surf à lui seul maintienne la paix mais je crois qu'il y contribue en occupant les jeunes. Ils sont moins tenté d'être impliqué dans des affaires de drogues ou d'armes», estime Sean Brody. Kwepunha a mis en place un système permettant aux jeunes d'emprunter des planches à condition de fréquenter l'école, de participer au nettoyage des plages et d'être plus généralement des citoyens responsables.

(L'essentiel/AFP)