Lego

07 mars 2020 14:58; Act: 07.03.2020 15:02 Print

Le roi de la brique en plastique se veut écolo

Le géant danois promet d'assurer l'essentiel de sa production avec des matériaux 100% durables d'ici 2030.

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(photo: Keystone)

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À l'heure où le plastique est cloué au pilori, la brique Lego continue de faire florès et entend s'imposer comme un champion du jouet vert. Le géant danois promet d'assurer l'essentiel de sa production avec des matériaux 100% durables d'ici 2030. Avec ses briques incassables et réutilisables à l'envi, Lego a toujours eu à l'esprit la durabilité, affirme Tim Brooks, chargé du développement durable. «Nous voulons utiliser le plastique de manière responsable».

D'après une récente étude du cabinet spécialisé NPD, 47% des acheteurs dans le monde ont renoncé à un jeu à cause de préoccupations de durabilité. Mais pas question pour Lego de renoncer au plastique, il s'agit plutôt d'améliorer sa brique, actuellement majoritairement conçue avec du plastique «ABS» utilisé aussi dans l'électroménager. Pour l'instant, seulement 2% des briques proviennent d'un matériau biosourcé (ndlr: entièrement ou partiellement fabriqué à partir de matières d'origine biologique).

Du plastique recyclé

Outre le bioplastique, Lego s'aventure aussi sur le terrain du plastique recyclé. «Les matériaux recyclés sont un sujet très intéressant mais on a besoin de savoir d'où ils proviennent», relève Tim Brooks. L'entreprise, qui produisait originellement des jouets en bois, garde secrète sa recette de fabrication mais garantit réutiliser les chutes de plastique dans la production.

En 2014, elle s'est engagée à diminuer son empreinte carbone, en partenariat avec l'ONG WWF, et affirme utiliser exclusivement des sources d'énergie renouvelables depuis 2017. «Ils ont fait des économies d'énergie pour le climat et se sont tournés vers plus d'éoliennes. Désormais, ils cherchent des alternatives à leur plastique et nous leur apportons notre expertise technique», se félicite Bo Oksnebjerg, secrétaire général de WWF Danemark.

Pour Antidia Citores, porte-parole de la fondation de protection de l'environnement Surfrider Europe, l'utilisation d'un plastique différent n'améliorera pas la situation car, dans le domaine du jouet, ce n'est pas la production mais l'échange qu'il faut plébisciter. «Changer un plastique par un autre ne constitue pas une révolution ni sur le polluant, ni sur les émissions de dioxyde de carbone», résume la militante.

(L'essentiel/afp)