En Afrique du Sud

09 septembre 2018 10:50; Act: 10.09.2018 10:05 Print

Le sandwich des townships à l'honneur

Le kota, un casse-croûte né dans les quartiers pauvres d'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, reste populaire. Au point qu'un festival lui est consacré.

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Il est bon marché, vite préparé et facile à ingurgiter. Né dans les townships il y a un demi-siècle des entraves quotidiennes imposées par le régime de l'apartheid, le kota continue à faire les repas et les délices de nombreux Sud-Africains. Populaire chez les étudiants comme parmi les ouvriers, ce sandwich des rues a été honoré samedi par un festival qui a réuni, pour la deuxième année consécutive, des centaines d'amateurs voraces au cœur de Soweto, dans la banlieue de la mégapole Johannesburg.

«On est là pour honorer la nourriture des townships», se réjouit son organisateur Sidwell Tshingilane au milieu de dizaines de stands enfumés qui débordent de clients. «On a grandi en mangeant des kotas. C'est une nourriture des rues qui est aussi populaire que le burger en Amérique. Le kota, c'est notre burger local. Mais on ne le trouve pas à Sandton (un quartier riche de Johannesburg) ou au centre-ville, rien qu'ici, dans le township».

Il a survécu à l'apartheid

Comme son nom l'indique, le kota, version simplifiée de quarter, est composé d'un quart de miche de pain que l'on peut garnir, une fois creusé, d'un nombre incalculable de couches de frites, œufs, viande, saucisses ou cornichons, jusqu'à satiété. La mie retirée de la miche est alors posée au dessus et l'ensemble vigoureusement aplati pour le ramener à l'épaisseur d'un tramezzino italien, plus facile à ingurgiter. Volontiers taquins, les amateurs s'amusent en vous assurant les doigts luisants de gras que leur casse-croûte favori est écrasé en s'asseyant dessus ou en le passant sous les roues d'une voiture... après bien sûr l'avoir emballé de plastique.

«Les gens des townships n'ont pas les moyens de manger chic. Alors, au lieu d'aller chez McDonald's, ils vont manger un kota», résume Sidwell Tshingilane. Le sandwich est né dans les années 1960, improbable sous-produit alimentaire du régime raciste blanc alors au pouvoir en Afrique du Sud. Le kota a survécu à la chute de l'apartheid qui l'a fait naître. Aujourd'hui, sa popularité souffre depuis quelques années du débat sur la malbouffe et de la répétition des grandes crises alimentaires.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • fabilux le 09.09.2018 19:19 Report dénoncer ce commentaire

    c'est du costaud!! à chacun ses coutumes .

Les derniers commentaires

  • fabilux le 09.09.2018 19:19 Report dénoncer ce commentaire

    c'est du costaud!! à chacun ses coutumes .