Culture

02 décembre 2020 14:24; Act: 02.12.2020 16:55 Print

Les histoires d'amour de Noël aussi en livre

Depuis début novembre, les téléfilms de Noël sont diffusés en nombre à la télévision. Les fans peuvent aussi les découvrir en livres.

storybild

Les contes de fée de Noël ont aussi droit à leurs livres. (photo: Pexels/Illustration)

Sur ce sujet
Une faute?

Léonie était réticente à fêter Noël loin de chez elle, mais elle accepte un voyage en Laponie et fait la connaissance d'Alex, riche célibataire un peu bourru. Saura-t-il lui réchauffer le coeur? C'est tout l'enjeu d'une des nombreuses romances de Noël de cette année... en livre.

Bien ancré dans le paysage audiovisuel, sous forme de téléfilm, c'est aussi un genre en littérature, avec ses contraintes et ses auteurs stars, mais toujours son «happy end».

Z'etes prêts?

Moi, définitivement pas. J'ai l'impression d'avoir écrit ce roman hier

J'espère que ça vous plaira,...

Publiée par Emily Blaine sur Mardi 13 octobre 2020

«J'écrivais la mienne en été, quand il faisait vraiment très chaud. Il faut savoir se mettre dans l'ambiance neige, sapin, cadeaux», dit à l'AFP Emily Blaine, l'une des vedettes des éditions Harlequin (groupe HarperCollins).

Le résultat s'intitule «T'embrasser sous la neige», sorti mi-octobre, où, dès le quatrième de couverture, le lecteur aura compris que Juliette va être séduite par Evan, chanteur de rock de son état. Ou plutôt: la lectrice. «C'est une littérature spécifique, un milieu ultraféminin. On se connaît entre auteurs femmes. Et on connaît notre public: des femmes, qui lisent beaucoup», selon l'écrivain, cadre à la SNCF dans le civil.

Emily Blaine a dépassé en novembre la barre des 600 000 exemplaires avec l'ensemble de son œuvre. «Je ne cherche pas la notoriété comme écrivain. Je l'assume: je fais de la romance. Et je vais continuer, parce que j'y prends beaucoup de plaisir!»

«Une longue tradition»

Mais celles qui revendiquent d'être les «pionnières en France», depuis 2016, ce sont six romancières regroupées sous le nom de «Team RomCom» (l'équipe comédie romantique).

«On fait vivre une longue tradition. La comédie romantique française, c'est Molière, Marivaux, Beaumarchais, Sacha Guitry... Et le livre de Noël existe depuis longtemps aussi. Chez mon libraire, je viens de tomber sur "Cadeaux de Noël", de Colette», explique Tonie Behar, qui publie avec ses cinq complices «Noël Actually» (éditions Charleston).

Les nouvelles de ce recueil tentent de bousculer le canon du genre, le téléfilm pour la chaîne américaine Hallmark, créée par un éditeur de cartes de vœux. «Avec nous, ce n'est pas la fille de 30 ans sur ses talons hauts qui revient dans la petite ville de son enfance et tombe amoureuse du bûcheron. On sort du cadre, moi par exemple, avec une héroïne gardienne d'immeuble de 64 ans», dit la romancière.

Un sens à Noël

Les personnages changent, certains schémas restent. «On le retrouve partout: la rencontre, le conflit, une phase de déni où l'héroïne refuse de reconnaître l'amour, des complications de tous ordres. Et à la fin, la résolution, le happy end», souligne Magali Bigey, maître de conférences à l'université de Franche-Comté, qui avait écrit une thèse sur le roman sentimental. D'après elle, le lectorat se recrute dans toutes les classes sociales, bien plus que la littérature publiée chez Gallimard, plus élitiste.

Et «la romance prend tout son sens à l'approche de Noël, une période où l'on se crée un cocon et où on est supposé s'aimer, se rapprocher des autres, résoudre les conflits. Encore plus cette année, où ces livres vont faire voyager des lectrices qui n'en auront pas l'occasion», ajoute l'universitaire.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).