Alimentation

18 octobre 2016 08:56; Act: 18.10.2016 14:30 Print

Les substituts à la viande ont le vent en poupe

De plus en plus de consommateurs privilégient des produits comme les protéines végétales. Cette tendance est bien présente au Salon international de l'alimentaire.

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Par respect de l'environnement, amour des animaux ou envie d'équilibrer leur alimentation, de plus en plus de consommateurs privilégient les protéines végétales aux protéines animales et remplacent la viande par le steak de soja ou d'autres spécialités à base de légumineuses. «Nous n'avons pas essayé d'imiter la viande, de faire du simili-carné, notre parti pris est plus culinaire», indique Emmanuel Brehier, cofondateur d'Ici et Là, une jeune entreprise française qui présente ses steaks, boulettes et autres nuggets végétaux sous la marque «Le boucher vert» au Sial, le Salon international de l'alimentaire qui se tient jusqu'à jeudi à Villepinte, au nord de Paris. En revisitant les légumineuses, pois, flageolets et lentilles, l'ingénieur agronome cherche à offrir une «alternative à la viande», tout en invoquant un «héritage gastronomique».

«Nous faisons du nouveau avec du bien ancré», résume M. Brehier. «Le boucher vert», récompensé par un prix de l'innovation, côtoie au Sial d'autres sociétés plus expérimentées comme l'italien Biolab ou l'allemand Topas. Ce dernier, créé il y a plus de 30 ans, a décidé de lancer cette année ses produits à base de seitan (protéine de blé) sous la marque Veggyness, devenu un marché porteur. Les tendances de consommation émergentes montrent un «intérêt fort pour les produits enrichis en fibre, en oméga 3 ou en protéines» ainsi que «les produits avec un bénéfice santé», et ceux «issus des végétaux», souligne Chloé Defours, du cabinet d'études Kantar TNS. Or, les protéines végétales sont «à la confluence» de ces trois tendances, relève-t-elle.

«Bienfait sur la santé»

«Il y a un engouement énorme depuis cinq ans de tous les acteurs: des consommateurs qui veulent devenir flexitariens (semi-végétariens) mais recherchent des choses agréables, et les industriels qui essaient de répondre à cette demande en proposant de nouveaux produits», explique pour sa part Denis Chereau, directeur du centre de recherche Improve, dédié à la valorisation des protéines végétales. Car proposer des produits qui fassent envie au consommateur demande des investissements en recherche et développement pour travailler les saveurs, mais aussi la texture.

Jean-James Garreau, docteur en biologie, a, lui, déposé un brevet pour un fromage à base de lait de soja lactofermenté. «Une technologie fromagère occidentale appliquée à un produit asiatique» qui lui a permis il y a 20 ans de créer son entreprise, Sojami. Celle-ci est maintenant référencée dans des grandes surfaces et a connu une croissance de 38% en 2015, atteignant 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pour ce militant, il est évident que les protéines végétales sont une solution pour nourrir les neuf milliards d'êtres humains que portera la Terre en 2050, mais il souligne également leur «bienfait sur la santé» et le fait qu'elle sont «très intéressantes économiquement», par rapport aux protéines animales.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Pas_convaincu le 19.10.2016 08:16 Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi pas... Ce qui me gène, c'est que cette mode du Quinoa dans le monde entier a un impact sur les populations pauvres des Andes, seul endroit au monde où pousse cette "céréale" à l'heure actuelle. Ces derniers ne peuvent plus se l'offrir puisque les cours ont monté avec la demande des pays les plus riches,alors qu'il s'agit pour eux d'une nourriture de base. Certes les industriels cherchent des moyens de la produire ailleurs, mais ce sera sans doute au prix de concessions sur la qualité, comme toujours avec l'industrie agroalimentaire. Chaque médaille à son revers

  • Sabrine le 18.10.2016 13:24 Report dénoncer ce commentaire

    Enfin voilà un bel article sur l'alimentation végétale. Vive cette dernière surtout pour nous les végans.

Les derniers commentaires

  • Pas_convaincu le 19.10.2016 08:16 Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi pas... Ce qui me gène, c'est que cette mode du Quinoa dans le monde entier a un impact sur les populations pauvres des Andes, seul endroit au monde où pousse cette "céréale" à l'heure actuelle. Ces derniers ne peuvent plus se l'offrir puisque les cours ont monté avec la demande des pays les plus riches,alors qu'il s'agit pour eux d'une nourriture de base. Certes les industriels cherchent des moyens de la produire ailleurs, mais ce sera sans doute au prix de concessions sur la qualité, comme toujours avec l'industrie agroalimentaire. Chaque médaille à son revers

  • Sabrine le 18.10.2016 13:24 Report dénoncer ce commentaire

    Enfin voilà un bel article sur l'alimentation végétale. Vive cette dernière surtout pour nous les végans.

    • joseph le 18.10.2016 13:47 Report dénoncer ce commentaire

      Achetez les produits basiques et faites vous meme, c'est moins cher et bon pour la santé.