Bande dessinée

07 septembre 2016 09:00; Act: 07.09.2016 12:41 Print

Tintin, le journal des jeunes de 7 à 77 ans en... 777 pages

L'incroyable saga du journal «Tintin» est racontée dans un livre. Un ouvrage de 777 pages incontournable.

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Inoubliables héros de la bande dessinée, Blake et Mortimer, Alix le Gaulois, Ric Hochet, Michel Vaillant et Thorgal ont tous été lus pour la première fois dans «Tintin», le journal des jeunes de 7 à 77 ans, créé en septembre 1946 par Raymond Leblanc. Pour fêter ce 70e anniversaire, et avant la grande exposition consacrée cet automne à Paris à Hergé, le père du jeune reporter à la houpette, un ouvrage de 777 pages revient sur cette grande aventure. Berçant l’enfance de plusieurs générations, l’hebdomadaire «Tintin» a disparu des kiosques en 1988. Mais à son âge d’or, il se vendait chaque semaine à plus de 300 000 exemplaires.

Le livre-hommage, un pavé de plus de trois kilos, est coédité par les éditions Moulinsart et les éditions belges du Lombard. Il rend un hommage appuyé à Hergé et à Tintin lui-même. Couvertures, jeux, annonces de concours, calendriers illustrés témoignent de l’inventivité sans limite de l'auteur belge. On retrouve évidemment plusieurs planches de Tintin et les «tintinologues» découvriront avec ravissement de subtiles différences entre les versions publiées dans le magazine et en album. Ainsi, les quatre premières vignettes de «Coke en Stock» (publiées dans le magazine en octobre 1956) qu’on retrouve dans le livre n'ont pas été retenues pour être dans l’album.

Mais le journal «Tintin» ne fut pas seulement le journal de Tintin. Le livre compte plus de 600 pages de bande dessinée (récits complets) signées des plus grands auteurs du journal: Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer), André Franquin (Modeste et Pompon), Paul Cuvelier (Corentin), Jean Graton (Michel Vaillant), Hermann (Comanche), Cosey (Jonathan), Jean Van Hamme (Thorgal) ou encore Hugo Pratt (Corto Maltese)...

«Au total, plus de 80 sont réunis dans le recueil. Nous voulions rendre hommage à des auteurs d’exception. Et peut-être aussi à une part d’enfance enfouie, mais dont les bribes retrouvées peuvent devenir éternelles», explique Gauthier Van Meerbeeck, jeune patron des éditions du Lombard. Il reconnaît que pour réaliser ce livre, «la tâche a été un peu plus titanesque que nous ne l’avions envisagé». Reste que le résultat est exceptionnel!

(L'essentiel)