En Australie

16 août 2021 09:24; Act: 16.08.2021 11:45 Print

Un marsupial, que l'on pensait disparu, a survécu

Des chercheurs ont indiqué avoir retrouvé plusieurs individus de l’espèce «antechinus à tête argentée» dans un parc national du Queensland, ravagé par le feu en 2019-2020.

storybild

L’antechinus à tête argentée, qui ressemble à une musaraigne, a été officiellement identifié en 2013 dans le parc national de Bulburin. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Une rare espèce de marsupial, à l’aspect de musaraigne, dont les mâles meurent généralement de stress après une «intense» saison de reproduction, a survécu aux incendies qui ont dévasté l’Australie en 2019-2020, ont révélé lundi des chercheurs. Lorsque les feux de forêt ont détruit une large partie de leur habitat dans le parc national de Bulburin, dans le Queensland (est), des scientifiques se sont inquiétés pour l’avenir de cette espèce d’antechinus à la tête argentée, officiellement identifiée en 2013. Ce parc est un des trois lieux d’habitats en Australie de cette espèce.

«Nous avons trouvé 21 individus parmi les habitats brûlés et non brûlés, ce qui est formidable. Cela signifie qu’ils survivent», a expliqué Andrew Baker de l’Université de technologie du Queensland. Un tiers de leur habitat ayant été dévasté par les flammes, il redoutait qu’aucun marsupial de cette espèce n’ait survécu.

Des survivants pris au piège

L’antechinus à tête argentée mâle, qui se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées, meurt généralement avant l’âge d’un an des conséquences d’une intense saison de reproduction de deux semaines. Les femelles survivent rarement jusqu’à une troisième période d’accouplement. «Chez les mâles, les niveaux élevés de testostérone dus à des testicules surdimensionnés empêchent de bloquer le cortisol, l’hormone du stress. Ils débordent donc de cortisol durant la saison de reproduction et cela finit par les empoisonner».

«Les mâles souffrent d’hémorragie interne, leurs cheveux tombent, parfois ils deviennent aveugles. Même dans ce cas, ils peuvent errer à la recherche de femelles avec lesquelles s’accoupler jusqu’à ce qu’ils meurent», selon Andrew Baker. De fin mai à début juin, des scientifiques ont pris au piège des marsupiaux ayant survécu, en utilisant des chiens renifleurs pour repérer les lieux où placer des pièges ou des caméras dans le cadre d’une opération financée par le WWF Australie.

Avenir menacé par le réchauffement

Andrew Baker redoute cependant que l’avenir de l’espèce ne soit menacé à terme par le changement climatique, qui entraîne notamment des périodes de sécheresse et des incendies plus fréquents. De plus, ils sont menacés par des prédateurs non indigènes tels que les chats ainsi que par la destruction des broussailles dans lesquelles ils vivent, par des animaux tels que les vaches, les chevaux et les cochons sauvages.

Daniel Grover, du WWF Australie, qui a pris part à cette étude, a estimé important de mener des recherches sur l’espèce après les incendies. «L’antechinus à tête argentée a été immédiatement déclaré espèce menacée avant même d’être touchée par les incendies. Nous ne pouvons pas la laisser disparaître».

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.