Nouvelle étude

17 janvier 2019 07:43; Act: 17.01.2019 14:07 Print

Un régime bon pour la santé... et la planète

Moins de viande, moins de sucre, plus de légumes et plus de noix: voilà un régime bon pour votre santé et celle de la planète.

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Les auteurs de l'étude préconisent notamment de consommer chaque jour en moyenne 300 grammes de légumes et 200 grammes de fruits. (photo: AFP)

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Comment nourrir sainement 10 milliards d'humains d'ici 2050 tout en préservant la planète? En divisant par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et en doublant celle des fruits, des légumes et des noix, plaident jeudi des spécialistes, qui veulent une «transformation radicale» de nos habitudes alimentaires.

Pour protéger sa santé et l'environnement, il faudrait selon eux consommer chaque jour en moyenne 300 grammes de légumes, 200 grammes de fruits, 200 grammes de graines entières (riz, blé, maïs, etc.), 250 grammes de lait entier (ou équivalent), mais seulement... 14 grammes de viande rouge, soit dix fois moins qu'un steak de taille classique.

À défaut de viande rouge, les protéines pourraient provenir de la consommation de volaille (29 g), de poisson (28 g), d'œufs (13 g) voire de noix en tout genre (50 g), préconisent ces experts dans un rapport co-réalisé par la revue médicale «The Lancet» et l'ONG Fondation EAT.

37 experts de 16 pays

Selon eux, un tel régime permettrait d'éviter environ «11 millions de décès prématurés par an» dans le monde, soit un cinquième du nombre total de morts, alors que la population mondiale atteindra 10 milliards d'individus d'ici 2050. Il serait également bon pour la planète, puisque «la production alimentaire mondiale menace la stabilité de notre système climatique et (nos) écosystèmes».

«Les régimes alimentaires actuels poussent la Terre au-delà de ses limites et sont source de maladies: ils sont une menace à la fois pour les gens et pour la planète», écrivent les auteurs.

Ce rapport, qui a mobilisé pendant trois ans 37 experts de 16 pays, établit un «régime de santé planétaire». Son but: garantir un «équilibre entre les besoins en matière de santé humaine et les impacts environnementaux». «Cela ne signifie pas que la population mondiale devrait manger exactement le même ensemble d'aliments», soulignent les spécialistes.

(L'essentiel/afp)