Foire d'art contemporain

15 juin 2011 10:44; Act: 15.06.2011 12:04 Print

L'Art Basel ne connaît pas la crise

Le gotha de l'art contemporain, réuni jusqu'à dimanche, à Bâle, (Suisse) pour la 42e édition d'Art Basel, affiche son optimisme, malgré la crise de l'an dernier...

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«Le marché de l'art est en très bonne santé en ce moment, nous l'avons vu dans les salons récents, dans les ventes aux enchères (...), ça n'est pas paralysé comme il y a un an, un an et demi (...) Les gens vont de l'avant, ça accélère», affirme Marc Spiegler, codirecteur, avec Annette Schönholzer, de la plus grande foire d'art contemporain au monde.

Preuve selon eux de cette santé retrouvée: la hausse significative du nombre de candidatures pour le secteur «Art Unlimited», et les investissements consentis par les galeries participantes. Section phare d'Art Basel, Art Unlimited permet depuis sa création en 2000 aux galeries de présenter des travaux artistiques de dimension muséale. Cette année, elle offre aux regards sur 16 000 m2 62 œuvres monumentales, dont une bonne part créée spécialement pour l'occasion. S'y côtoient les œuvres d'artistes émergents comme des pointures incontournables, tels le Britannique Anish Kapoor, l'Américain James Turrell ou le Français Daniel Buren.

Face au Hall 1, qui abrite «Art Unlimited» et les artistes émergents d'Art Statements, le Hall 2 déroule sous les pieds des visiteurs plus ou moins excentriques des kilomètres de couloir feutrés, où se bousculaient dès mardi, à la veille de l'ouverture au public, collectionneurs, représentants d'institutions et journalistes. «On note plus d'enthousiasme, d'envie. Nous présentons des valeurs sûres, ce qui nous a permis de ne pas subir trop durement la crise, mais il est certain que cela va mieux», note Lara Blanchy, de la galerie parisienne Chantal Crousel.

60 000 visiteurs et 2 500 artistes

«Solar Catastrophe II» - une œuvre constituée de panneaux solaires cassés collés sur toile - y avait déjà trouvé preneur pour 110 000 dollars, mardi matin. «Ça démarre fort. On trouve qu'il y a beaucoup d'énergie. Et il y a des points rouges sous les tableaux», se félicite aussi Tzila Krugier, de la galerie genevoise Krugier, qui n'hésite pas à exposer à côté d'un Picasso une artiste française inconnue, Gene Mann. «Certains sont de plus en plus pauvres, d'autres de plus en plus riches. Nous travaillons pour des gens riches», note-t-elle.

Art Basel attend cette année encore plus de 60 000 visiteurs, qui pourront admirer les œuvres de 2 500 artistes, représentés par 300 galeries venues de tous les continents avec, pour la première fois cette année, des galeries venues du Liban, de Hongrie ou de Thaïlande. Des conférences, une programmation cinématographique, un forum du design, des performances seront aussi offerts à la curiosité des visiteurs qui, s'ils ne sont pas rassasiés, pourront encore visiter les foires «off» et les expositions des musées bâlois organisées en parallèle d'Art Basel.

(L'essentiel Online/AFP)