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30 avril 2014 10:51; Act: 30.04.2014 12:12 Print

Le point de croix de mémé rivalise avec les graffitis

À domicile ou au coin de la rue, la technique de broderie ancestrale a trouvé un second souffle.

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Petits lapins, nounours et chalets brodés ont de la concurrence! Des passionnés ont pris le parti de dépoussiérer l’activité utilisant la technique du point de croix. Parmi eux, le Français Yann Lerouvillois. Actif sur son blog, Stitch Trash, il vient de publier le livre «Point de croix custom» aux Editions DMC. Il y propose des grilles modernes, simples et rapides à réaliser. «Les motifs sont proches des attentes des jeunes», affirme l’auteur. On retrouve, par exemple, des dessins de motards, de skaters, des têtes de mort ou des pin-up, le tout inspiré de la Kustom Kulture, un mouvement venu des États-Unis.

«La revalorisation passe aussi par l’originalité du support utilisé, qui doit être plus ludique», explique Cathy Le Floch-Riché, responsable du site de Brod’Attack. Un badge, un serre-tête, un collier, mais aussi des coques de smartphones peuvent être décorés de motifs décalées. «Pour une décoration d’intérieur, des graffitis tissés en guise de tableau sont très demandés», souligne Philip Davison créateur de la ligne Urban Cross Stitch en Angleterre. «Je m’inspire du street art de l’Est de Londres pour refléter un mode de vie urbain.»

À travers le monde, des graffeurs d’un nouveau genre ont exporté le point de croix dans la rue. Leur support de prédilection? Les grillages. «Ces œuvres éphémères ont le mérite d’interloquer les passants», confie Stephane, un adepte basé à Lyon. Avec sa fiancée, Vanessa, ils privilégient les motifs rigolos, de type hip-hop ou abstraits, pour trancher avec les illustrations traditionnelles. Puis, ils exposent leurs créations sur leur page Facebook «Urban X Stitch». La pratique n’est pas officiellement autorisée, mais ils espèrent bientôt obtenir des permissions.

(L'essentiel/Audrey Ducommun)