Législatives au Luxembourg

11 octobre 2018 18:31; Act: 12.10.2018 10:10 Print

L'heure de la revanche va sonner pour le CSV

LUXEMBOURG - Les élections législatives ont lieu dimanche dans le pays. Et cinq ans après avoir perdu le pouvoir, le CSV va prendre sa revanche.

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Les «noirs» de Claude Wiseler sont favoris. (photo: Editpress/Isabella Finzi)

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Au terme d'une campagne sans grande saveur, aux résultats courus d'avance, les élections législatives de dimanche vont voir le retour au pouvoir du CSV (parti social-chrétien) et la fin de la coalition à trois DP-LSAP-Déi Gréng (libéraux, socialistes et Verts). Les «noirs» de Claude Wiseler sont favoris. Mais ils ne feront pas le carton plein envisagé un temps. Peuvent-ils récupérer les trois sièges perdus il y a cinq ans? Peut-être. Ils feront mieux que 33,68% des suffrages et 23 sièges. Un peu mieux ou beaucoup mieux? C'est l'une des clés du scrutin!

La seconde se trouve dans la capacité des trois partis du gouvernement à ne pas subir un contrecoup électoral trop marqué. Passé de 9 à 13 (+4) avec 18,25% des suffrages en 2013, le parti libéral de Xavier Bettel, Premier ministre sortant, a la fâcheuse habitude de faire le yoyo. Il ne retrouvera certainement pas son score de la précédente élection.

L'embarras du choix

Et le parti socialiste, stable à treize sièges en 2013, ne gardera pas ses 20,28%, après 21,56% en 2009. À l'image d'autres partis socialistes, le grignotage se fait sur la gauche de la gauche. À deux sièges et 4,94% en 2013, déi Lénk rêve de faire beaucoup mieux. Et cela précipiterait le LSAP dans l'opposition et dans la crise.

Des trois au pouvoir, seuls les Verts peuvent faire aussi bien, voire légèrement mieux. Mais de 2009 (11,71%) à 2013 (10,13%), ils avaient baissé et perdu un siège (sept à six députés). Sont-ils capables de le reprendre? Sans doute... Reste les populistes de l'ADR qui ont surfé sur les sujets tendance: immobilier, mobilité, langue luxembourgeoise, trop-plein d'étrangers et de frontaliers. Passés de 8,13% (2009) à 6,64% (2013) et de quatre à trois sièges, ils vont progresser.

Reste que dimanche soir, le CSV aura l'embarras du choix pour trouver le partenaire d'une petite coalition à deux.

(L'essentiel/Denis Berche)