Législatives au Luxembourg
16 octobre 2018 06:53; Act: 16.10.2018 09:33 Print
La même coalition avec des Verts plus forts
LUXEMBOURG - À 31 sièges, la coalition à trois entre DP, LSAP et Déi Gréng envisage un second mandat de cinq ans. Mais le nouveau poids des Verts change la donne.

Christian Kmiotek, président des écologistes: «La protection du climat et de l’environnement, la mobilité et l'aménagement du territoire devront occuper une place encore plus importante». (photo: Editpress/Julien Garroy)
La coalition gouvernementale à trois DP-LSAP-Déi Gréng a su passer l'obstacle des législatives 2018. Au point de faire mieux en pourcentage des voix (49,63 contre 49,36) et en nombre de voix (1 7552 305 contre 1 594 385). Mais à l'intérieur de ce singulier ménage à trois, le poids des partis a considérablement changé. En 2013, il y avait deux gros à treize (DP et LSAP) et un petit à six (Déi Gréng). En 2018, la situation est nettement plus équilibrée avec un DP à douze (-1), un LSAP à dix (-3) et un Déi Gréng à neuf (+3).
Si la coalition sortante est encore en vie à 31 sièges contre 32, c'est bien parce que les Verts, triomphants, sont venus compenser l'échec de très pâles socialistes. Si les trois partis envisageaient dès dimanche soir de gouverner encore cinq ans ensemble et s'ils ont tous confirmé leur intérêt, hier, pour une «Gambia 2», rien n'est vraiment réglé.
«Rééquilibrages nécessaires»
Car cette fois, les Verts sont bien décidés à peser de tout leur poids pour avoir plus à dire sur les programmes dans un premier temps et pour avoir plus de place au gouvernement dans un second temps. Après les législatives de 2013, le gouvernement était simple à mettre en place. Avec quinze ministres plus trois secrétaires d'État. Soit six ministres et un secrétaire d'État chacun pour le DP et le LSAP, Déi Gréng devant se contenter de trois ministres et un secrétaire d'État. Cela ne peut plus être le cas!
«Nous avons bon espoir de trouver un accord», a dit lundi Christian Kmiotek, président des écologistes. «Mais la protection du climat et de l’environnement, la mobilité et l'aménagement du territoire devront occuper une place encore plus importante». Et Christian Kmiotek d'évoquer des «rééquilibrages nécessaires» au sein du gouvernement.
Étienne Schneider souhaite que la coalition continue. «Le LSAP demeure le deuxième parti du pays. Nous avons perdu trois sièges, mais seulement 3%...», dit-il, sans évoquer le prix à payer par les socialistes qui devront aussi en passer au final par un vote de leurs militants.
(L'essentiel/Denis Berche)

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