L'essentiel: Le CSV est favori de ces élections, vous imaginez-vous déjà dans la peau d’un Premier ministre?
Écoutez Claude Wiseler
Claude Wiseler: Pour l’instant je me sens dans la peau de quelqu’un qui fait campagne tous les jours et je n’ai pas le temps de penser à autre chose. D’abord il faut gagner et ensuite il faut réfléchir à la seconde étape. J’ai bon espoir, mais avant que les votes ne soient clos, il faut gagner et donc continuer à expliquer sa vision du Luxembourg, ce qu’on essaie de mettre en place, quelles sont les perspectives…
Être dans l’opposition a-t-il été un mal pour un bien?
Oui. Au début ça fait mal, mais c’est une partie de la démocratie d’être dans l’opposition. Cela fait une expérience en plus et puis cela a l’avantage de permettre un certain recul, pour regarder, analyser, se reposer des questions sur ce que l’on pense soi-même sur ses propositions, pour voir si on est toujours «up to date» dans ses idées. Et ça laisse la possibilité au sein du parti de renouveler ses cadres, de laisser la place à des jeunes, de s’organiser de manière différente.
Le CSV a un «plan» pour le Luxembourg. Résumez-le en une phrase…
Nous voulons un Luxembourg dynamique, avec des succès à l’avenir, mais également un Luxembourg où il fasse toujours bon vivre.
La coalition en place a touché au modèle familial, entre réformes des allocations familiales, du congé parental, du divorce… Comptez-vous aller plus loin?
Je rétablirai un autre modèle. Le gouvernement a mené une politique où sont favorisés deux parents avec un enfant qui vont travailler, à partir de ses 6 mois. Notre principe est que les familles doivent décider elles-mêmes de leur mode de vie et que cette liberté de choix puisse être accompagnée par la politique. Ceux qui veulent travailler à deux doivent pouvoir trouver des places en crèche, mais ceux qui veulent qu’un des parents reste partiellement à domicile et éduquer ses enfants, il faut leur donner cette possibilité.
Les réseaux routiers et ferroviaires sont surchargés et cela pèse sur le quotidien des travailleurs. Quelles mesures l’ancien ministre du Développement durable et des Infrastructures que vous êtes mettrait en place?
Nous avons une trentaine de mesures précises: extension du tram au-delà du Findel, vers Niederanven et Contern, vers Esch et Mamer. Sur les autoroutes, nous voulons faire des 2 fois 3 voies sur les grandes autoroutes en commençant par l’A3 et l’A6, où c’est le plus nécessaire, avec la mise à disposition de cette 3e voie pour le covoiturage et les transports publics. Nous proposons des bypass pour le train pour éviter la gare de Luxembourg: pour le train venant de France et qui va vers la Belgique et un pour le train qui vient de l’Allemagne vers le nord du pays et rejoindrait l’arrêt Pont rouge sans passer par la gare.
La pénurie de logements et les prix élevés pèsent sur les ménages et les volontés d’intégration dans le pays. Le problème est-il devenu insoluble?
Il faut mettre en place des mesures sur l’offre de logements, simplement construire plus. C’est pourquoi il faut engager des mesures pour que l’État puisse avoir des terrains à disposition. Nous proposons qu’à travers les plans sectoriels la définition des terrains puisse se faire le plus rapidement possible, que l’État ait la possibilité d’acquérir ces terrains pour construire. Nous proposons des taxes sur les terrains qui sont retenus pour des raisons de spéculation, car nous considérons que c’est un problème national.
Derrière ces sujets, celui de la croissance du pays est étroitement lié. Faut-il la limiter?
L’arrivée de 14 000 personnes par an, c’est une ville de Luxembourg tous les 7 ans. Je ne pense pas que nous puissions tenir ce rythme pendant une dizaine ou vingtaine d’années, car nous ne sommes pas capables de construire des infrastructures avec une telle vitesse. Il faut essayer de générer une croissance qui ne soit pas seulement démographique, mais une croissance qui soit essentiellement de productivité. Cela signifie bien choisir les entreprises que l’on veut au Luxembourg, et dire non à celles que l’on ne veut pas.
Vous préconisez une réforme des pensions, mais dans quelle direction?
Les caisses sont pleines, mais on commencera d’ici 2023 à dépenser plus qu’on ne rentre. Je voudrais qu’on arrête de faire des promesses qu’on ne pourra pas tenir dans une vingtaine d’années. Il ne s’agit pas de couper les retraites, de poser des actes socialement difficiles, mais de garantir aux gens que dans 20 ans, leur retraite sera toujours assurée.
Comment fait-on?
Si tout le monde est d’accord sur l’analyse, il faudra se mettre ensemble avec les partenaires sociaux pour voir quelles sont les mesures, une vingtaine ou une trentaine, que l’on peut imaginer.
Par exemple?
Il faut que l’âge effectif de la retraite, qui est beaucoup moins de 60 ans aujourd’hui, se rapproche de l’âge légal de la retraite. Une mesure qui apportera déjà beaucoup en la matière.
Ce n’est pas très populaire…
Si on ne réagit pas aujourd’hui, les mesures qu’il faudra prendre dans dix ans seront très brutales.
Le Luxembourg résiste-t-il à la montée du populisme et au repli identitaire lancinants en Europe?
Il faut faire une politique qui réponde aux besoins quotidiens des gens. S’ils sont dans les problèmes de logement, de mobilité, ne se retrouvent plus et se sentent mal au Luxembourg, ils se tourneront vers des partis politiques qui ont des réponses simples et fausses à des problèmes parfois compliqués.
(Recueuilli par Mathieu Vacon/L'essentiel)
Une femme au foyer ou une mere celibataire c edt un peu le meme topo, l homme paye la femme pour subvenir a ses besoins et l’enfant. Il faut arreter les images de la phallocratie actuelle. Avoir 2 parents qui travaillent c’est bien triste et la société actuelle oblige a se consacrer d’abord au travail plutot qu’a sa famille. Ceux qui peuvent se permettre d avoir un parent a la maison pendant une certaine durée doivent en profiter, et des moyens pour leur permettre de cotiser a la retraite doivent etre mis en place(rachat de trimestres,...). Il faut profiter du moment présent, surtt avec des enfants en essayant de ne pas compromettre son avenir. Du travail on en trouve toujours !
Tartiflette j'ai pas divorcé, il est parti du jour au lendemain en emportant tout l'argent etc , si j'aurais pas travaillé, je devais mendier où jouer la guitare dans la rue et la pension ? De quoi j'allais vivre par après ? Vous n'avez pas compris, lisez bien, bonne journée à vous
Avec CSV nous retombons dans le dernier siècle.
Sacher, que je suis jeune maman de 2 enfants j’ai choisit de rester à la maison est faire tout les métiers 24h 24h et non renumerer pour ma retraite !!
J'espère pour toi que ton mari ne vas pas te quitter quand tu auras 50 ans.
être mère au foyer n'est pas un métier ! Une femme qui travaille va également s'occuper des devoirs , du ménage , des courses et des repas et elle ne réclame pas de médailles. Quand j'entends des mères au foyer clamer que c'est un métier j'ai envie de pleurer . Ce sont juste des méthodes d'une autre époque et qui ne contribue pas à l'émancipation de la femme . Apprenez à être indépendante et à ne pas dépendre d'un homme pour acheter une baguette de pain
Vous avez tout à fait raison. L’immigration n’a jamais été ni est un problème dans ce pays mais plutôt un facteur de développement qui a créé et continue à créer les richesse et bien-être de ce même pays. Ce sont les identitaires qui se sentent menacés dans leurs langue et culture ce qui est totalement absurde. La langue luxembourgeoise non seulement ne disparaîtra pas face à la soi-disante hégémonie du français, mais continuera à se développer notamment grâce à l’école publique. Les partis se présentant aux élections à mon avis ne s’honorent pas en agitant le chiffon rouge de la langue pour essayer de gagner des voix sur les populistes de l’ADR. Pour la première fois depuis longtemps, j’hésiterai devant mon bulletin de vote.