Christophe Eyssartier

17 janvier 2020 09:00; Act: 16.01.2020 15:02 Print

«Beaucoup de cauchemars après King-​​Kong au ciné»

LUXEMBOURG - Jean-Luc Bertrand a reçu Christophe Eyssartier, National Theatre Manager chez Kinepolis Luxembourg, dans sa séquence «Story», diffusée sur «L'essentiel Radio».

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Christophe Eyssartier a fait peur à un policier avec le masque de «Scream», mais plus jeune, il avait fait des cauchemars après avoir découvert «King-Kong» au cinéma.

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National Theatre Manager chez Kinepolis Luxembourg, Christophe Eyssartier, 45 ans, a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand dans la séquence «Story», diffusée tout au long de la semaine sur L'essentiel Radio.«Je suis né à Anvers en Belgique», a-t-il précisé d'emblée. «Mon père est français et ma mère est flamande, je suis donc franco-belge. Je suis marié et je n'ai pas d'enfant. Je suis arrivé au Luxembourg lors de l'été 2017. La transformation du Kinepolis au Kirchberg, c'était un gros travail de préparation. Les premiers plans de "remodeling" ont débuté fin 2015. On a débuté avec les salles en 2017. On a installé les codes couleurs de Kinepolis au Luxembourg, par la couleur des tapis, des murs, des sièges... tout cela s'est déroulé dans une première phase. Et dans une deuxième phase, on a installé tous les services et les produits proposés par Kinepolis dans d'autres pays. La salle 4DX a par exemple été installée en avril 2019 et le succès a été fulgurant, car cela coïncidait avec la sortie de "Avengers", un film qui se prête à 100% aux effets 4DX. Il y a le mouvement du siège, les odeurs, les effets de lumière, le vent, la neige, l'eau... tous vos sens sont mis en éveil. Tout le monde n'est pas fan, car on est entre le cinéma et une attraction. On propose donc toujours le même film en plusieurs versions».

Mais qui se cache derrière le responsable de Kinepolis au Luxembourg? «Enfant, comme beaucoup de garçons, je m'imaginais pilote d'avion», a-t-il reconnu au micro de L'essentiel Radio. «J'avais beaucoup de livres sur les avions civils et militaires dans ma chambre, ce qui est un peu contradictoire, car j'ai toujours un peu peur de voler en avion. C'est vraiment la différence entre être passager et piloter». Celui qui a découvert le cinéma, en compagnie de sa grand-mère, en allant voir «King Kong», de John Guillermin, sorti en 1976. «Ma mère était ensuite très fâchée, car j'ai fait des cauchemars pendant une semaine en pensant que King Kong allait venir me chercher chaque nuit. Je me rappelle donc très bien de ce film et des scènes qui m'effrayaient le plus.

«Je me voyais bien devenir juge ou avocat»

Fan de Mylène Farmer, qu'il a déjà vue en concert deux ou trois fois, ou encore du groupe belge flamand Hooverphonic, également originaire d'Anvers, qui représentera la Belgique au prochain concours Eurovision. Christophe Eyssartier se souvient de ses 18 ans, avec le début de ses études à l'université, où il reconnaît avoir été plus «libre», à ce moment-là, «car il n'était plus obligé d'aller aux cours». «Je me suis fait de nouveaux amis et j'ai découvert un nouveau rythme d'études. Quand j'ai doublé ma première année, j'avais beaucoup de temp libre, et c'était une belle époque d'insouciance. Ma passion à l'époque et encore maintenant, c'est le voyage. J'adore découvrir d'autres pays. Avec mon époux qui est Colombien, j'ai été cinq, six, sept fois en Colombie et c'est un pays magnifique. Les gens sont fabuleux et c'est vraiment mon pays de cœur».

Mais quel était le plan B de Christophe Eyssartier s'il ne s'était pas retrouvé à la tête de Kinepolis Luxembourg? «Quand j'ai commencé mes études, il y a 25 ans maintenant, j'ai choisi un cursus généraliste en sciences commerciales», nous a-t-il précisé. «Mon envie, ma passion, où j'ai douté de m'engager était également le droit. Je me voyais bien avocat ou même juge. C'est quelque chose qui m'aurait plu et si on devait me définir par un mot, ce serait "enthousiaste et fonceur" lié à mon horoscope de bélier».

«J'ai effrayé maladroitement un policier avec le masque de "Scream"»

«L'innovation fait partie de l'ADN de Kinepolis», a souligné Christophe Eyssartier. «On est toujours à la recherche de nouveaux produits, où il y a un intérêt pour notre public. La salle 4DX n'est pas une fin en soi. On va continuer à évoluer en remplaçant tous les projecteurs par des projecteurs laser. Pour l'instant, la moitié est encore avec des ampoules xénon. On projette encore et toujours sur une toile. La qualité des toiles a évolué. Pour les films en 3D, il y a même des cristaux lumineux dans la toile pour donner encore plus de luminosité à l'image 3D, mais cela reste une toile tendue sur une structure en bois. Le son évolue également tout le temps. Notre principal concurrent aujourd'hui? On parle beaucoup des nouvelles plateformes de streaming qui sont devenues très populaires. Pour nous, des opérateurs comme Netflix élargissent la gamme et sont complémentaires au cinéma. Le cinéma souffre beaucoup d'éléments externes comme un été caniculaire, bien que quand il fait très chaud, les gens viennent parfois chercher un peu de fraîcheur à l'intérieur de nos salles. La Coupe du monde de football a, par exemple, un très gros impact sur nous. Je préfère aller voir un match de foot dans un café avec des amis que de le faire en salle, mais quand les conditions météo le permettent, cela peut également être une bonne alternative».

«Quand j'avais 25-26 ans, je travaillais déjà pour Kinepolis et j'avais récupéré le costume de Scream» s'est-il rappelé, quand Jean-Luc Bertrand lui a demandé d'évoquer un moment "gênant". «J'avais ramené ça chez moi et j'attendais un ami qui venait dîner. Pour lui faire la peur de sa vie, je me suis dit que j'allais mettre le costume. Quand il a sonné à la porte vers 20h, j'ai pris un gros couteau de cuisine pour vraiment bien jouer le personnage. J'habitais au 3e étage et je trouvais qu'il prenait vraiment beaucoup de temps pour monter. Et quand j'ai ouvert la porte, c'était les policiers du quartier qui venaient pour une amende non payée. Moi aussi, j'ai eu la peur de ma vie, et j'ai tiré mon masque. J'ai recroisé le policier après au bureau et il se rappelait bien de moi».

La play-list de Christophe Eyssartier

(Frédéric Lambert / L'essentiel )

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