Frédéric de Radiguès

20 décembre 2019 09:00; Act: 20.12.2019 11:05 Print

«La bière, c'est un produit très émotionnel»

LUXEMBOURG - Jean-Luc Bertrand a reçu Frédéric de Radiguès, directeur général de la Brasserie nationale, dans sa séquence «Story» diffusée sur «L'essentiel Radio».

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Frédéric de Radiguès, directeur général de la Brasserie nationale, a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand.

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Directeur général de la Brasserie nationale (Bofferding, Battin et Funck-Bricher), Frédéric de Radiguès a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand dans la séquence «Story», diffusée tout au long de la semaine sur L'essentiel Radio.

«Une bière est un produit qui est très émotionnel», a souligné d'emblée Frédéric de Radiguès ,«c'est un petit peu comme une marque de cigarettes ou de voitures. Quand vous avez commencé avec une, vous n'allez pas tellement changer. Il y a beaucoup d'émotions, beaucoup de psychologique et vous restez donc très attachés à votre produit. Le Luxembourg est un petit peu atypique, car quand on regarde les pays autour de chez nous, il y a eu un énorme essor des bières spéciales en France et en Belgique, un petit moins en Allemagne. En France, par exemple, plus de la moitié des volumes vendus sont en bières spéciales, alors qu'ici au Luxembourg, on est resté très attachés à la pils. Le Luxembourgeois a un côté très terre à terre. Il se dit qu'il a des bonnes pils vendus sur le marché et qu'il n'a pas besoin d'autres choses».

«Quand j'étais enfant, j'avais deux rêves: soit être vétérinaire, soit être agriculteur», a confié le directeur de la Brasserie nationale au micro de L'essentiel Radio. «J'ai toujours eu un attachement à la terre et je l'ai toujours aujourd'hui. Et également aux animaux. Ado, dans ma chambre, je n'étais pas trop posters... elle était assez sobre, relativement bien rangée. Jusqu'à l'âge de 20 ans, je n'étais d'ailleurs pas un buveur de bières. Le déclic? Commencer à travailler dans une société qui vendait de la bière. Je n'avais plus le choix, il fallait vraiment commencer et depuis, je suis devenu un grand amateur. Mon premier job, en tant qu'étudiant, c'était chez un entrepreneur agricole. Je conduisais une moissonneuse et avec ce premier salaire, je me suis acheté une petite Renault 5», a précisé celui qui se définit avec le mot "liberté".

«Vivons cachés pour vivre heureux»

Avec une production de 16 millions de litre par an, la Brasserie nationale écoule 75% au Luxembourg. «Au niveau de la consommation nationale, il y a un gros top 3», reconnaît Frédéric de Radiguès. «1. Luxembourg, 2. Belgique, 3. France. et puis après, loin derrière, viennent le Cameroun, les États-Unis, la Chine... Notre priorité, c'est d'être un acteur régional et notre marché se trouve dans un périmètre de 200 km autour de la brasserie. Le succès d'une bonne bière? Mon critère numéro 1, c'est d'avoir une bonne "buvabilité". En présentation, il faut qu'elle soit servie dans un verre propre. Aucune petite bulle ne doit s'élever dans votre bière. La bière doit être totalement calme, ce n'est pas du champagne. Il faut ensuite un bon col de mousse, une mousse bien dense avec de petites bulles. Si vous avez de grosses bulles, cela veut dire que votre verre est un peu gras. Avec ces deux critères, vous pouvez déjà être certains que votre bière sera excellente».

«L'image qu'il me reste de mes 18 ans?» Une superbe période», a reconnu Frédéric de Radiguès. «J'apprécie toutes les périodes de ma vie, mais 18 ans, c'était l'insouciance et une période au cours de laquelle on pouvait faire beaucoup d'idioties par rapport à l'époque actuelle. Je n'aurais pas fait de téléréalité à cet âge-là, car j'ai pour principe de vivre caché pour vivre heureux. C'est agréable d'avoir de l'argent pour être heureux, mais je ne vis pas pour l'argent. Je pourrais vivre de façon très simple et me suffire à moi-même. Ce n'est pas du tout un "must" pour moi d'avoir beaucoup d'argent. C'est probablement mon petit côté "agricole". Le luxe suprême pour moi, c'est la liberté de penser, la liberté de faire ce que l'on a envie».

La playlist de Frédéric de Radiguès

(Frédéric Lambert / L'essentiel )

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Les commentaires les plus populaires

  • Moi! le 20.12.2019 10:12 Report dénoncer ce commentaire

    Emotionnel???J'aime bien les gens simples.

  • Super le 20.12.2019 16:59 Report dénoncer ce commentaire

    Oui, après 5 bouteilles le produit devient plus qu' émotionnel...

  • InBev we trust le 20.12.2019 22:27 Report dénoncer ce commentaire

    Il a raison. Moi c'est simple, si je bois une boefferding je pleure !

Les derniers commentaires

  • InBev we trust le 20.12.2019 22:27 Report dénoncer ce commentaire

    Il a raison. Moi c'est simple, si je bois une boefferding je pleure !

  • Super le 20.12.2019 16:59 Report dénoncer ce commentaire

    Oui, après 5 bouteilles le produit devient plus qu' émotionnel...

  • happy le 20.12.2019 14:04 Report dénoncer ce commentaire

    j aime bien les émotions

  • Moi! le 20.12.2019 10:12 Report dénoncer ce commentaire

    Emotionnel???J'aime bien les gens simples.