Carole Muller

29 septembre 2021 11:31; Act: 04.10.2021 10:58 Print

«Ce n'est pas plus difficile de diriger pour une femme»

LUXEMBOURG - Patronne des boulangeries Fischer depuis 2014, Carole Muller était l'invitée de la «Story» de «L'essentiel radio».

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Épisode 5
La séquence du 1er octobre

CEO des boulangeries Fischer depuis 2014, Carole Muller dirige des centaines de personnes. «Il n'y a pas beaucoup de femmes à la tête de grandes entreprises, c'est très malheureux». Cependant, elle refuse de penser qu'il est plus difficile pour une femme de diriger. «C'est fait différement, mais ce n'est pas plus compliqué».

Et d'ajouter. «C'est à nous, femmes cheffes d'entreprise, de montrer aux enfants que tout est possible. Qu'on soit garçon où fille, on a les mêmes droits d'atteindre ces postes de responsabilité».

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Épisode 4
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Au Luxembourg, la concurrence est dense. Boulangers, supermarchés, stations essences. Carole Muller voit la concurrence comme quelque chose de positif. «Cela vous oblige à vous poser des questions, à vous réinventer, cela vous rend meilleur» explique-t-elle.

L'offre évolue de différentes manières. Parfois, les clients font des suggestions aux boulangeries, à travers des messages ou en répondant à des enquêtes. Les boulangers eux-mêmes sont également des forces de proposition. Carole Muller, elle, n'hésite pas à aller s'inspirer à l'étranger et importer de nouvelles idées.

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Épisode 3
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Pour Carole Muller, le monde de la boulangerie s'est beaucoup développé au cours des dernières années. Ce qui a poussé Fischer à adapter sa gamme, avec des salades et des sandwiches. «Notre cœur de métier est boulanger et nos sandwiches sont appréciés parce qu'on a du bon pain», explique-t-elle.

Un travail à base de pâte crue non congelée, pour offrir aux clients une qualité optimale. Une clientèle aux goûts très variés. Pain compact, pain platine, pain plus allégé, c'est avant tout une histoire de goût.

«Le plus important est de donner le temps au pain, le temps au goût de se développer», ajoute la patronne de Fischer, pour qui le Boerli et le Baurebrout représenteraient bien le Luxembourg. «Des pains assez simples mais avec un goût assez fort, et c'est pour ça que les clients l'apprécient».

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Épisode 2
La séquence du 28 septembre

Parmi les 70 points de ventes des boulangeries Fischer, une dizaine se trouvent en France sous forme de franchises. À Mont-Saint-Martin, Thionville, Metz, Nancy et même Reims... Les boulangeries luxembourgeoises se sont étendues dans la région Grand Est. «Nos produits sont plus adaptés au marché français qu'au marché allemand», explique Carole Fischer.

La directrice de Fischer n'était pourtant pas partie pour rejoindre l'entreprise familiale. Après des études d'économie dans le sud de la France puis à Paris, elle intègre le ministère des Affaires étrangères pendant la présidence européenne du Luxembourg. «Finalement, je me suis dit que la diplomatie n'était pas mon monde» assure-t-elle.

Un constat qui l'a fait s'orienter vers l'école des arts culinaires Lenôtre. «Je me suis rendu compte que j'aimais travailler avec les mains, j'aimais pétrir la pâte, monter des pâtisseries».

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Épisode 1
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En 1913, la première boulangerie Fischer ouvrait à Diekirch. Plus de cent ans plus tard, l'entreprise familiale compte plus de 900 employés dans une soixantaine de points de vente à travers le pays. À sa tête depuis 2014, Carole Muller évoque la première chose qu'elle a apprise lorsqu'elle a débuté. «Mon père m'a dit qu'il était impossible de trouver un pain que tout le monde aime».

Dès lors, qu'est-ce qu'un bon pain? Une question à laquelle il n'est pas possible de répondre. Selon elle, les goûts des consommateurs résidents luxembourgeois sont très variables et influencés par l'histoire personnelle et la culture. Pain nordique, baguette, pain aux graines... «Il y a beaucoup de références car les goûts sont très différents...» conclut-elle.

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