Manou Hoss

16 novembre 2020 18:00; Act: 20.11.2020 15:29 Print

«J'aimerais revivre 2020 sans la pandémie»

LUXEMBOURG - De tous les combats, Manou Hoss a rayonné sur «L'essentiel Radio». Retour en cinq épisodes sur notre entretien avec la Managing Partner de Elvinger Hoss Prussen.

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Manou Hoss est l'invitée de «L'essentiel Radio» tout au long de cette semaine. (photo: Editpress/Isabella Finzi)

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Managing Partner chez Elvinger Hoss Prussen, Manou Hoss était l’invitée de Jean-Luc Bertrand tout au long de cette semaine au micro de L’essentiel Radio. Quelle est la différence de son cabinet d’avocats avec les «Big 4» (les quatre plus grand groupes d’audit financier au monde: Deloitte, EY, KPMG et PwC)? «Nous avons un métier différent des auditeurs», précise Manou Hoss. «Nous sommes des avocats en premier lieu, mais il y a aussi de grands cabinets étrangers qui sont sur la place à Luxembourg. Et nous avons la particularité d’être un cabinet luxembourgeois. Un grand cabinet, mais un cabinet luxembourgeois qui est né à Luxembourg, qui a fait ses preuves et qui a aujourd’hui 55 ans d’ancienneté. Et qui agit à partir du Grand-Duché pour le Grand-Duché. Avec beaucoup de clients étrangers et une équipe qui a 26 nationalités. Donc un cabinet qui connaît ses sources, mais qui connaît aussi ses avantages de la grande diversité de la population à Luxembourg. On existe depuis 1964».

Manou Hoss a également participé au forum «Stand, Speak, Rise Up», lancé par la Grande-Duchesse Maria-Teresa en organisant notamment un rassemblement place Churchill, à Luxembourg-Ville. «On avait fait une sorte de "happening"», se souvient-elle. «Pour témoigner notre soutien face à ce forum, on avait fait un «Say no to violence about women», donc un grand «No», sur la place avec nos voisins, avec qui on organise toujours une fête des voisins. Nous avons un réseau très actif avec eux et nous l’avons fait pour cette occasion-là, mais nous l’avions déjà fait à d’autres occasions pour soutenir d’autres projets».

Il y a peu, c’était justement la «Journée de l’homme», «et à cette occasion, j’étais l’instigatrice d’une conférence avec les «Leaders for tomorrow», reprend au bond Manou Hoss, au micro de L’essentiel Radio. «C’est quelque chose qui est issu des chambres nordiques à Luxembourg pour promouvoir l’égalité des chances. Et donc, nous faisons appel aux différentes entreprises pour améliorer l’égalité des chances. Ces chambres ont une connaissance en la matière et ils sont plus avancés que nous, ils sont venus vers nous pour en parler et faire avancer les choses à Luxembourg. En tenant compte de la participation des hommes, et ça, c’est mon dada, car on n’arrivera pas à l’égalité, si les hommes ne mettent pas la main à la pâte. Ils ont d’ailleurs tout à y gagner, car dans une famille, ils ont encore une place à prendre».

Réécoutez la séquence du vendredi 20 novembre 2020

Manous Hoss en quelques questions

Revivre un moment de ma vie? 
Ce serait l’année 2020, mais sans la pandémie. Cette année nous a été volée et j’aimerais la revivre.

Le luxe suprême, c’est? Avoir du temps. Je suis quelqu’un de très stressée et qui court tout le temps. Je suis détendue, mais j’ai beaucoup à faire, donc je sais où je vais après.

L’objet dont je ne pourrais pas me passer? Une montre, parce que je dois savoir où je vais. Elle cadre ma vie et elle me donne les possibilités de tout faire, parce que je peux m’arranger.

Ma plus belle victoire professionnelle? C’est d’avoir persisté à faire un métier que j’aime. Tout en ayant une grande famille.

Réécoutez la séquence du jeudi 19 novembre 2020

Bluffée par quelle personnalité? 
Denis Mukwege. Il a reçu le prix Nobel de la paix pour son action, justement, contre les violences faites aux femmes. C’est le docteur qui était venu au Forum «Stand, Speak, Rise Up». Il m’a bluffée, car c’est un homme qui prend position pour les femmes. Et c’est de ça dont nous avons besoin pour faire avancer la cause des femmes. Des hommes qui prennent la parole pour des femmes.

Me définir par un mot? Optimisme. Parce que l’on peut tout entreprendre lorsque l’on est optimiste. On peut y aller avec courage, on peut chercher des solutions, mais il faut garder une certaine dose d’optimisme pour avancer.

La chose que j’aime le moins dans la nature humaine? La jalousie.

Faut-il parler fort pour être entendu, dans mon job? Dans la vie, il faut parler pour être entendu. Fort, je ne sais pas, mais il faut être déterminé. Et avoir de la conviction et de la passion pour arriver à ce que l’on veut faire dans la vie.

Dans une boite de crayon de couleurs, quelle serait votre couleur et pourquoi? 
Le rouge, parce qu’il est intense. C’est la couleur de l’automne. C’est la couleur de l’amour. Je choisirai toujours le rouge.

Réécoutez la séquence du mercredi 18 novembre 2020

Membre du barreau de Luxembourg depuis 1990, Manou Hoss est également Managing-Partner chez Elvinger Hoss Prussen, depuis 2006. Après avoir exercé dans le secteur bancaire durant plus de dix ans, elle a avoué à Jean-Luc Bertrand qu’elle s’éclatait tous les jours. «J’adore mon boulot», a-t-elle même ajouté sur nos ondes de L’essentiel Radio. «Ce sont des matières parfois sérieuses, mais comme il y a beaucoup de relationnel, on peut avoir des journées formidables et on cherche des solutions. Chercher des solutions aux problèmes, c’est très important. Les avocats sont là pour aider les gens, donc c’est un métier fabuleux».

Réécoutez la séquence du mardi 17 novembre 2020

Manou Hoss en quelques questions

Mon premier job avec un salaire? 
Je n’ai pas reçu de salaire pendant très longtemps, car j’ai fait un métier d’indépendant. Donc j’étais rémunérée sur des notes d’honoraires. Je faisais des factures donc je gagnais de l’argent de cette façon et mon premier achat, c’était une chaîne hi-fi. Je travaillais à Londres à l’époque et j’ai économisé pour avoir de la belle musique chez moi.

Un souvenir de mes 18 ans? 
C’était une super belle fête et je me suis éclatée dans la cave de mes parents avec des amis. Mes parents m’ont aidé à tout organiser et ils étaient en phase avec cette fête.

Depuis 2018, Manou Hoss est également la présidente de la section de Luxembourg-Ville de la Croix-Rouge. Et depuis le 2 novembre 2020, le Bazar de la Croix-Rouge a débuté dans des conditions un peu particulières cette année, en raison de la crise liée au Covid-19. «Dès le mois de juillet, on s’est demandé comment adapter cette grande manifestation», a reconnu Manou Hoss, sur nos ondes. «Annuler, ce n’était pas une option et on voulait montrer notre soutien à la Croix-Rouge et aux personnes qui ont besoin de la Croix-Rouge. Nous avons donc choisi de proposer un événement digital. Mais pas seulement, car c’est important de créer du lien… L’événement digital est donc couplé avec des «pop-up events» jusqu’au 29 novembre 2020. On respecte les mesures sanitaires, mais on crée du lien et de la convivialité. Au sein de la capitale, dans différents quartiers».

Réécoutez la séquence du lundi 16 novembre 2020


Le titre «Skyfall» de la chanteuse Adèle est le premier morceau à intégrer la playlist de Manou Hoss. «J’adore Adèle et j’adore James Bond», a-t-elle souligné. «Et j’ai surtout adoré ce film», sorti en 2012, 25e film de la saga James Bond qui célébrait à ce moment-là son cinquantième anniversaire. Joan Baez et son titre «Blowing In The Wind» sont arrivés dans notre juke-box, ce mardi. «J’ai choisi ce deuxième titre, car j’aime bien la guitare», a-t-elle indiqué. «Je m’y suis un peu essayé, mais je n’étais pas pro. Mon mari est plus fort, donc il y a des soirées où il prend la guitare et où on chante ensemble. Moi, je chante moins, mais mes enfants et lui, oui. C’est très sympa».

Troisième titre de la playlist de Manou Hoss: «Shallow», interprété par Lady Gaga et Bradley Cooper, en 2018. «Je trouve que Lady Gaga, c’est une femme forte», reconnaît Manou Hoss. «Elle sait ce qu’elle veut, elle est déterminée. Et j’ai adoré le film qu’elle a fait avec Bradley Cooper, «A Star is Born». Voilà, la musique est belle».

«If I were a Boy», le titre de Beyoncé est la quatrième chanson à intégrer la playlist de Manou Hoss. «Ce n’est pas que je voulais être un garçon ou un homme», corrige-t-elle rapidement. «Pas du tout, car je suis une femme comblée. Et je suis une femme maternelle. J’ai eu quatre enfants, donc je ne voulais pas être un homme, mais c’est quand même le choix de la chanson, car ce que chante Beyoncé est important et il faut l’entendre. Que l’on soit un homme ou une femme, la vie n’est pas pareille, on n’a pas les mêmes opportunités!». Emile Sandé est la cinquième et dernière artiste à monter dans la «Story» de Manou Houss, ce vendredi. « Je l’ai découverte lors des Jeux olympiques de Londres en 2012 », dit-elle. «Elle avait chanté à la cérémonie d’ouverture et je l’avais trouvé formidable. Après, j’ai eu l’occasion de la voir en concert à Luxembourg et j’ai adoré».

La playlist de Manou Hoss

(Frédéric Lambert/L'essentiel)