Jean-Claude Juncker

09 mars 2019 15:44; Act: 13.03.2019 15:12 Print

«Je suis un brillant joueur de flipper, j'aime ça»

Jean-Luc Bertrand s'est rendu à Bruxelles pour discuter avec Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, pour le 100e «Speed Dating» de «L'essentiel Radio».

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Le président luxembourgeois de la Commission européenne a répondu à Jean-Luc Bertrand pour «L'essentiel Radio».

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Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand, à l'occasion de la 100e séquence «Speed Dating», diffusée tous les jours sur L'essentiel Radio. L'ancien Premier ministre du Luxembourg a notamment évoqué ses 18 ans. «J'étais dans les rues», dit-il en se souvenant de son passé de manifestant «contre la terrible dictature de Franco, contre la dictature au Portugal... J'ai protesté contre des tas de choses. J'ai un parcours de protestant, si j'ose dire». Il ajoute, lui qui «aime bien voir les jeunes dans la rue», qu'il préférerait voir les jeunes aujourd'hui manifester le samedi, plutôt que le vendredi. «J'ai occupé mes loisirs avec des protestations, je n'ai pas loupé des cours pour protester».

Ensuite, «je voulais devenir journaliste. J'aime écrire, j'aime réfléchir avant d'écrire. J'ai fait des études de droit un peu contre mon gré, sans enthousiasme». Jean-Claude Juncker a également dévoilé un talent caché plutôt inattendu. «Je suis un brillant joueur de flipper. J'en ai un dans mon garage. D'ailleurs, il n'y a plus de pièces de rechange parce que je pratique des sports qui datent du XVIIIe siècle. J'aime ça, surtout à cause du bruit, j'aime faire du bruit».

«Mon père, un exemple à suivre»

Le président de l'exécutif européen est aussi revenu sur les situation cocasses pour lesquelles on parle parfois de lui. «Ça m'arrive tout le temps. Je ne m'en sors pas bien tout le temps, mais je suis dans des situations impossibles que je découvre lorsque la presse les rapporte», soupire Jean-Claude Juncker. Qui revient notamment sur l'épisode lors duquel il avait remis en place les cheveux de sa cheffe de protocole. «Il y a eu un coup de vent et sa coiffure m'a parue devoir être remise en ordre. Toute la presse m'accuse de toutes sortes de comportements agressifs à l'égard des femmes, mais je m'en fous. Je fais la même chose avec les types. Mon porte-parole a toujours les cheveux en désordre, parce que je les mets en désordre».

Dans un registre plus émouvant, Jean-Claude Juncker évoque son père, ouvrier de la sidérurgie décédé il y a deux ans. «Ça reste pour moi un exemple, un modèle à suivre. Il a été enrôlé de force» par les nazis pendant le Seconde Guerre mondiale. «Les idiots ont obligé les jeunes Luxembourgeois nés entre 20 et 27 à s'enrôler de force. Il n'a pas beaucoup parlé de ça. Plus tard, quand il est mort, j'ai découvert des papiers où il raconte ses premières journées de guerre. J'ai pleuré».

(jw/L'essentiel)