Bob Bertemes

22 novembre 2019 08:00; Act: 22.11.2019 09:05 Print

«Mon premier salaire? Dans un "king size bed"»

LUXEMBOURG - Jean-Luc Bertrand a reçu Bob Bertemes, lanceur de poids qualifié pour les JO de Tokyo, dans sa séquence «Story» diffusée sur «L'essentiel Radio».

storybild

Le lanceur de poids, Bob Bertemes, a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand au micro de «L'essentiel Radio».

Sur ce sujet
Une faute?

Athlète au Cercle athlétique de Belvaux, Bob Bertemes a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand dans la séquence «Story», diffusée tout au long de la semaine sur L'essentiel Radio.

Seul représentant du Luxembourg au Qatar lors des derniers championnats du monde d'athlétisme, Bob Bertemes a confié y avoir rencontré de vraies difficultés. «J'avais l'impression de lancer le poids dans un sauna», a confié l'athlète né le 24 mai 1993, à Luxembourg. «Je transpirais tellement que j'ai dû, par exemple, changer mon échauffement. J'ai dû m'adapter, car je pratique un sport très explosif et les muscles réagissaient différemment. Sebastian Coe, président de World Athletics, la fédération internationale, a déclaré que c'était le meilleur championnat du monde de tous les temps, mais je ne suis pas d'accord. C'est surtout une question d'argent et ça, c'est un peu triste».

Déjà qualifié pour les JO de Tokyo qui auront lieu du 24 juillet au 9 août 2020, en pulvérisant le record national avec un lancer à 22,22 m, Bob Bertemes y représentera pour la première fois le Luxembourg.

«Nous ne sommes que trois qualifiés pour le moment et pour moi, c'est vraiment quelque chose d'exceptionnel», a souligné Bob Bertemes. «Pour tous les sportifs, c'est un objectif d'y aller et d'y faire quelque chose de bien. C'est tous les quatre ans. C'est une période très grande où beaucoup de choses peuvent se passer. Je suis très content d'y représenter le Luxembourg».

«David Fiegen nous a montré que, même au Luxembourg, on pouvait arriver au top»

Mais comment ce grand gaillard d'1,87 m pour 127 kg a-t-il décidé de devenir lanceur de poids? «Quand j'avais 12 ans, je suis entré dans un centre de formation et cela paraissait déjà évident que je n'allais déjà pas rester trop mince», se souvient Bob Bertemes. «L'entraîneur national m'a aiguillé vers le groupe des lancers et j'ai progressé plus rapidement avec le poids. Je trouvais ça bien de progresser plus facilement et maintenant, le plan, qui ne l'était pas au départ, c'est de lancer au-delà des 22 m».

À 26 ans, Bob Bertemes est aujourd'hui un athlète engagé au sein de l'armée luxembourgeoise, mais il avait fait ses premiers pas professionnels au ministère de l'éducation nationale. «Mon parrain travaille là et c'était plus facile d'y rentrer», a admis Bob Bertemes. «Grâce à mon premier salaire, je me suis acheté un lit, un "king size bed". C'était vraiment quelque chose que je voulais avoir quand j'étais jeune. Et dès que j'étais petit, je voulais devenir sportif professionnel. David Fiegen, athlète luxembourgeois vice-champion d'Europe sur 800 m en 2006, était pour moi un exemple. On était impressionnés de le voir. Il nous a montré que même au Luxembourg, un petit pays, on pouvait arriver au top».

«L'athlète allemand Robert Harting m'a impressionné par sa simplicité»

«En 2011 quand je me trouvais au Liechtenstein aux Jeux des petits États d'Europe, Tun Wagner avait remporté la médaille d'or au javelot», se rappelle Bob Bertemes, quand Jean-Luc Bertrand lui a demandé de se souvenir d'un moment particulier lors de sa carrière.

«J'avais 18 ans et, comme on s'entraînait ensemble, je lui ai proposé de porter ses javelots qui se trouvaient dans un tube. J'ai fait le tour du stade et beaucoup de gens sont venus me féliciter pour ma médaille d'or. Tun venait de gagner sa médaille d'or, 10 minutes avant, et personne ne savait que ce n'était pas moi».

Quelle est donc la personne qui a le plus marqué Bob Bertemes depuis le début de sa carrière? «J'apprécie beaucoup les autres lanceurs», a répété l'athlète au micro de L'essentiel Radio. «J'ai rencontré l'Allemand Robert Harting, triple champion du monde au disque, lors d'une compétition. Je l'avais vu dans l'avion il y a deux ans. Il fait plus de 2 m et tout le monde le connaît. Il s'est présenté à moi et j'ai été bluffé tellement il était sympa. J'ai vraiment été impressionné».

«À 18 ans, j'étais vraiment fainéant»

Régulièrement en compétition à travers le monde entier, Bob Bertemes a déclaré qu'il avait particulièrement apprécié la Turquie. «J'avais envie d'aller là-bas pour faire un stage», a-t-il précisé, «Et je me trouvais du côté de Belek, non loin d'Antalya. Les gens étaient super sympathiques et super simples. Un barbier m'a invité à boire un thé traditionnel à ses côtés et j'ai trouvé ça génial». L'athlète du CS Belvaux a également fortement apprécié les derniers messages de félicitations de Dan Kersch, ministre des Sports, après une récente performance aux championnats du monde militaire. «Il est très accessible et j'aime beaucoup comment il est avec les athlètes. Il ne fait pas de différence avec nous et il est là pour nous aider. Si on a un problème, il le règle pour qu'on puisse améliorer nos performances. Il nous envoie toujours des petits messages après les grandes compétitions et c'est très appréciable».

«Je ne peux pas dire non», c'est la phrase. que Bob Bertemes a utilisée quand Jean-Luc Bertrand lui a demandé de se définir en un mot. «Je suis trop "gentil" et la dernière fois que j'ai pleuré, c'est quand j'ai raté la qualification pour les Jeux olympiques de 2016 au Brésil. Quand la décision officielle est tombée, c'était dur. Je croyais que ça irait et quand les autres athlètes sont partis sans moi, j'ai craqué». À 18 ans, Bob Bertemes reconnaît qu'il n'avait pas vraiment l'impression d'être devenu un adulte. «Je n'ai eu mon permis de conduire qu'à 20 ans, j'étais vraiment très fainéant», dit-il. «J'avais des copains plus âgés qui m'emmenaient partout et c'est ma mère qui m'a inscrit au permis de conduire. Elle en avait marre de jouer au taxi».

La playlist de Bob Bertemes

(fl/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.