Betty Fontaine

02 février 2019 13:20; Act: 04.02.2019 16:25 Print

«Mon rêve d'enfant était d'être pilote de chasse»

LUXEMBOURG - Jean-Luc Bertrand a reçu Betty Fontaine, la directrice de la Brasserie Simon, dans sa séquence «Speed Dating» de «L'essentiel Radio».

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Betty Fontaine dirige la Brasserie Simon, installée à Wiltz. (photo: Editpress/Rspirinelli)

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«Il en faut peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire». Ces paroles tirées de la célèbre chanson chantée par Baloo dans le dessin animé «Le Livre de la jungle» semble définir la vision de la vie de Betty Fontaine (voir encadré). «Il n'est pas possible dans la vie d'avoir tout ce que l'on désire, mais si l'on s'accroche, on peut déjà obtenir ce dont on a besoin», estime ainsi la directrice de la Brasserie Simon. La quadragénaire sait de quoi elle parle. Lorsqu'elle était enfant, la native d'Ettelbruck rêvait d'être pilote de chasse. «C'était un rêve inaccessible, je me suis finalement retrouvée à diriger l'entreprise familiale, qui est une très belle aventure».

Ce rêve d'être pilote de chasse ne constitue pas un hasard, dans la mesure où l'on décèle également chez Betty Fontaine une soif de liberté. «Lorsque j'avais 18 ans, la priorité était d'obtenir mon permis de conduire, se souvient-elle. Comme j'ai grandi dans le nord du pays, il n'y avait en effet pas de bonnes connexions de bus ni de train. Une fois que je l'ai eu, j'ai pu enfin m'aventurer dans le monde civilisé je vais dire (rires)».

«Là j'avais vraiment envie que le sol s'ouvre en dessous de moi, histoire que je puisse disparaître»

Comme l'illustre cette citation, la Luxembourgeoise est aussi une personne souriante, rieuse. Elle estime que cela lui permet de se sortir de situations un peu embarrassantes. Quoique. La gérante raconte qu'elle était un jour à une réception de mariage, où une personne handicapée, privée de ses deux mains, était aussi invitée. «Je savais très bien qu'il allait être là car on m'en avait parlé, rembobine-t-elle. Je tombe sur lui et fais un geste extrêmement dynamique pour lui serrer la main. Évidemment, il ne me rend pas le geste et j'insiste encore une fois. Il me fait alors un grand sourire en me disant: "Je suis désolé, ce n'est vraiment pas possible". Là j'avais vraiment envie que le sol s'ouvre en dessous de moi, histoire que je puisse disparaître».

Heureuse, libre, souriante.... Difficile de définir la Luxembourgeoise en un seul mot. «Je choisis dictionnaire. C'est plein de mots, il y a des mots faciles, des mots compliqués, mais surtout il y a les explications qui vont avec (rires)», conclut avec malice Betty Fontaine.

(L'essentiel)

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