Fusillade à Bonnevoie

12 avril 2018 12:21; Act: 12.04.2018 12:50 Print

Le policier aurait tiré en état de légitime défense

LUXEMBOURG - L'Inspection générale de la police a été chargée de l'enquête après le décès d'un homme abattu, mercredi, par les forces de l'ordre.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Si la police reste encore discrète sur les circonstances exactes de la fusillade mercredi au cours de laquelle un homme a été abattu par les forces de l'ordre, dans le quartier de Bonnevoie, elle consent tout de même à préciser que «l'individu était connu des services de police».

«L'Inspection générale de la police (IGP) a pris l'enquête en main», confie Vic Reuter, responsable de la communication de la police grand-ducale. Outre l'aspect purement judiciaire, l'IGP sera chargée d'établir les conditions dans lesquelles le policier a été a amené à tirer sur le fuyard. La loi de juillet 1973, et notamment l'article 1, prévoit l'usage d'une arme de défense en cas de nécessité absolue et de légitime défense. L'article 2, évoque même le cas d'un conducteur prenant la fuite et menaçant la sécurité tant des policiers que d'une tierce personne.

Jeune policier avec de l'expérience

«Dans ces cas précis, le policier peut tirer mais la loi ne spécifie pas qu'il lui faille tirer dans les pneus». D'après les éléments recueillis jusqu'alors, le conducteur aurait foncé sur le policier, conduisant ce dernier à faire usage de son arme.

Interrogé sur les conséquences que les tirs effectués non loin d'un espace public, auraient pu avoir, Vic Reuter est clair: «Les policiers sont formés pour ce genre de situation et bien entendu ils essaient de tirer en protégeant l'entourage au maximum. La difficulté dans ce genre d'affaire, c'est qu'il faut réagir dans un laps de temps très court et prendre la meilleure décision».

Quant au policier qui a fait usage de son arme, «c'est un jeune fonctionnaire, mais qui accuse déjà des années d'expérience et déjà confronté à ce type d'intervention».

(Gaël Padiou/L'essentiel)