Accidents du travail

03 octobre 2019 16:53; Act: 03.10.2019 17:24 Print

«10 morts par an, c’est trop pour le Luxembourg»

LUXEMBOURG – Le directeur de l’ITM a regretté ce jeudi le trop grand nombre d’accidents du travail, parfois mortels, dans le pays, lors de la présentation du rapport 2018.

storybild

Pour Marco Boly (à gauche), directeur de l’ITM, ici aux côtés de Dan Kersch , ministre du Travail, «les patrons et salariés prennent tous conscience de leurs obligations en termes de sécurité». (photo: Editpress/© Editpress/didier Sylvestre)

Sur ce sujet
Une faute?

Peut mieux faire. Tel est le diagnostic dressé par Marco Boly, directeur de l’Inspection du travail et des mines sur les accidents du travail au Luxembourg. D’après le rapport 2018 de l’ITM présenté ce jeudi, 442 accidents dont 110 graves et dix mortels ont été déclarés. Des chiffres inférieurs à ceux dévoilés par l’Association d’assurance accident (23 décès) pour une raison simple. «Nous ne sommes informés que des accidents en rapport direct avec les conditions de travail, comme les chutes par exemple».

Le constat n’en reste pas moins le même avec une tendance à la hausse du nombre d’accidents (+15% en un an). «10 morts, c’est trop pour le Luxembourg, sachant que notre objectif est fixé à 0 mort », regrette Marco Boly. Boosté par la bonne santé économique du Luxembourg, le secteur de la construction, particulièrement concerné, connaît une dynamique, ce qui augmente mécaniquement le nombre de chantiers à travers le pays, et donc le risque d’accidents…

«C’est une réalité en effet. Mais il faudrait également que les patrons et salariés prennent tous conscience de leurs obligations en termes de sécurité. Au lieu d’analyser les causes après un drame, il serait bon d’anticiper», estime le directeur. Un problème pris à bras le corps par l’ITM, qui va quasiment doubler ses effectifs. Au cours de l’année passée, 568 contrôles ont notamment été effectués dans les entreprises de construction, aboutissant dans près de trois cas sur dix à une fermeture de chantier.

Les points clés de ce bilan avec Marco Boly le directeur de l'ITM, au micro L'essentiel Radio de Thomas Holzer:

(Thomas Holzer/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Nomi le 03.10.2019 18:35 Report dénoncer ce commentaire

    En UK un accident mortel du travail coute quelques 100 000€ de pénalité à l'entreprise ! Faudrait peut être maintenant introduire les amendes, car on a, depuis 20 ans, essayé de motiver et convaincre et ça ne porte pas de fruits !

  • David . le 04.10.2019 02:21 Report dénoncer ce commentaire

    Comment une pénalité peu remplacer une vie !!! Le jour ou une entreprise comprendra que l'argent ne se mange pas on aura une amélioration . 568 contrôle ces ridicule !!! sur combien de chantier ???? Aujourd'hui un intérimaire forme un autre comment dire que ces de trop! Le savoir faire en toute forme disparaît peu a peu. Et au niveau sécurité ils ont de la chance que le chiffre reste stable. A part dire que le chiffre et trop important ils ne font rien . Les salaries / ouvrier etc.. ne sont simplement pas informé par les risques du métier une chute mortel peu arriver a partir de 1m80 ...

  • Candide le 04.10.2019 06:20 Report dénoncer ce commentaire

    114 188 travailleurs détachés? Mais c'est énorme! Qui sont les employeurs? Quelle est la durée d'affectation?

Les derniers commentaires

  • jean pierre m le 04.10.2019 08:55 Report dénoncer ce commentaire

    Et combien sont caché ,masqué ! tout cela a cause du systeme politique de gestion des accidents du travail

  • cicco le 04.10.2019 07:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Absolument!

  • Candide le 04.10.2019 06:20 Report dénoncer ce commentaire

    114 188 travailleurs détachés? Mais c'est énorme! Qui sont les employeurs? Quelle est la durée d'affectation?

  • Cherchez l'erreur le 04.10.2019 06:16 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a un mois, j'ai appelé l'ITM, car un collaborateur d'une entreprise qui posait des isolants chez mon voisin s'était installé sur le toit de mon garage. Pour gagner en hauteur, il avait une chaise en plastique pliable à ses côtés. Quand je l'ai interpellé il est passé par dessus le mur de séparation pour monter sur un échafaudage qui n'était ni stabilisé, ni sécurisé.

  • Genix le 04.10.2019 02:28 Report dénoncer ce commentaire

    Aujourd'hui le patronat à la main par rapport au salariés. Un accident même bénin - résulta avertissent -convocations - évaluations et j 'en passe le salarié et obligé de contourner les règles pour avancer car sinon ils se fait souffler branches déjà en pression il a tout sauf la sécurité en tête ces la réalité le patronat le sais et ils savent sur quel pied danser triste réalité