C'est un document d'un peu plus de 200 pages que l'Université du Luxembourg a livré au public ce vendredi. Le deuxième rapport sur l'éducation au Luxembourg, après un premier paru en 2015, a été présenté lors d'une conférence de presse. Son ambition est de décrire le système éducatif luxembourgeois, tout en pointant «les opportunités et défis actuels auxquels il se voit confronté».
Découpé en deux parties, «parcours éducatifs» et «multilinguisme et enseignement», le rapport universitaire brosse à la fois les compétences scolaires, l'acquisition de l'écriture, le retour sur investissement dans l'éducation, les manuels scolaires, les compétences linguistiques des enseignants, ou encore les habitudes de lecture bilingue... «Les inégalités sociales et régionales en matière de réussite scolaire, la question relative à l'orientation du fondamental vers le secondaire et aux transitions d'une filière à une autre (...) ainsi que l'enjeu d'enseigner et de favoriser le multilinguisme» restent les grands sujets d'actualité.
Bonnes bases dès le cycle 2
Parmi la mine d'informations, on pourra relever qu'au début de l'éducation formelle (dès le cycle 2), les enfants ont en général acquis de bonnes bases en termes de compétences-clés. Mais des différences apparaissent au début du cycle 3, principalement à l'écrit. Elles sont «liées à la provenance sociale ou au contexte migratoire», l'instruction en allemand représentant un «défi majeur». Les recherches montrent aussi l'influence du multilinguisme, non seulement au niveau de l'enseignement des langues, mais d'autres matières, particulièrement les mathématiques.
Ce multilinguisme influence aussi la lecture. «Les adolescents ne lisent que très peu pour le plaisir, or, ils affirment lire dans beaucoup de langues différentes» est-il observé. Les inégalités scolaires qui découlent d'une maîtrise moins aboutie des langues d'enseignement pourraient être atténuées par «la conception d'un programme de développement linguistique précoce» qui pourrait surtout accompagner «le début de scolarité des enfants ayant un contexte linguistique non luxembourgeois».
(L'essentiel/Mathieu Vacon)
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Albert Pourquoi apprendre autant de langues ? Tous les jeunes lycéens maîtrisent parfaitement la langue Luxembourgeois ceux nés ou grandi au Luxembourg Et rien d incroyable , c est normal pas besoin d avoir fréquenter la précoce ou crèche pour le Luxembourg, puis le français pour la lande juridique et administratif les panneaux dehors et l anglais pour l ouverture vers le monde suffisent amplement
(2e partie) Cependant nous sommes attentifs à ce qu'il atteigne la maîtrise de sa langue maternelle, car qui maîtrise une langue sera capable d'en maîtriser une autre, ne fût-ce que du point de vue grammatical. D'expérience, je dirais que l'apprentissage de plusieurs langues à un jeune âge n'est pas cause de problème à conditions que le contexte de l'usage de chaque langue soit bien établi. Les jeunes enfants emmagasinent les connaissances comme des éponges, l'eau. Il est préférable, je pense, d'apprendre une seconde langue à quatre ans qu'à dix-huit.
(1ère partie) Je suis très fier de mon petit-fils qui, francophone de naissance, est maintenant capable de soutenir une conversation avec des copains, copines et adultes en luxembourgeois en s'exprimant avec fluidité, grâce à l'immersion dans la langue durant les années scolaires précédents l'école primaire. Je ne pense pas que la connaissance du luxembourgeois l'aidera dans sa vie future, si ce n'est dans la possibilité de s'exprimer dans la langue de ceux qui lui accorde une grande importance. L'apprentissage du français et de l'allemand est plus important en terme d'ouverture sur le monde.
Le vrai problème de l’éducation à Luxembourg est qu’on met la priorité aux langues au détriment des compétences réelles. Dans le monde moderne c’est plutôt le bon sens et les sciences qui sont importants. On a besoin d’étrangers.
IL suffit de garder cette même ambiance, de parler quatre a cinq languesau Luxembourg,moi je parle toutes les langues même le drack ou le martien mdrrrrrrrrrrrrr