En 2013 et 2014, trois étudiants, qui vivaient dans des familles recomposées frontalières, s’étaient vu refuser des bourses d’études au motif qu’ils n’étaient pas les enfants naturels du travailleur frontalier. Une injustice selon eux, ils s'étaient alors tournés vers la cour administrative du Luxembourg qui avait elle-même saisi la justice européenne pour trancher.
Qu'est ce qu'un membre de la famille?
Selon la directive européenne du 29 avril 2004, est considéré comme «membre de la famille»:
a) le conjoint.
b) le partenaire avec lequel le citoyen de l'Union a contracté un partenariat enregistré, sur la base de la législation d'un État membre, si, conformément à la législation de l'État membre d'accueil, les partenariats enregistrés sont équivalents au mariage, et dans le respect des conditions prévues par la législation pertinente de l'État membre d'accueil.
c) les descendants directs qui sont âgés de moins de vingt-et-un ans ou qui sont à charge, et les descendants directs du conjoint ou du partenaire tel que visé au point b).
d) les ascendants directs à charge et ceux du conjoint ou du partenaire tel que visé au point b).
Dans un arrêt rendu jeudi, la Cour de justice de l’UE a validé les conclusions de son avocat général qui avait cité le droit de l’Union en juin dernier (voir encadré). La Cour a écrit: «En matière d’avantage social transfrontalier, un enfant au sein d’une famille recomposée peut être considéré comme l’enfant du beau-parent».
Quid des allocations familiales?
Comme l’a rappelé le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, Marc Hansen (DP) mercredi, la question des bourses d’études pour les enfants de familles recomposées frontalières a entre-temps été réglée et ces jeunes adultes ont le droit aux mêmes coups de pouce que les autres étudiants.
Mais là où la décision de la Cour de justice de l’UE risque de changer la donne, c’est en ce qui concerne les allocations familiales. Exclus du nouveau système, les parents de familles recomposées frontalières pourraient donc aujourd’hui, au nom de l'égalité, demander à toucher ces montants uniques mis en place en août dernier.
(Marion Chevrier/L'essentiel)
Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.
«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»
Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.
«Comment s’assurer de la validation de mon message?»
Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.
Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?
Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.
«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»
Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).
Les commentaires les plus populaires
Les derniers commentaires
Ah les discussions d'argent, ça marche fort.
Le principe pour un pays est-il de payer des allocations familiales à ceux qui travaillent ou bien à ceux qui résident dans le pays ?
J'invite tous les frontaliers à payer leurs impôts dans leur pays respectif! Vous êtes déjà gagnants sur tous les points, alors par pitié, arrêtez de vous plaindre.
pour ma part je repaie tous les ans 6000e d'impots au Luxembourg, suis maman seule avec 2 enfants et j'ai mes enfants a charge complète et zero pension alimentaire du papa et je n'ai même pas le droit au credit d'imposition monoparental, je pense que je paie largement mes impôts au luxembourg. De plus comme je ne les paie pas dans mon pays de résidence je n'ai le droit à aucune prime (renovation, etc)
Si vous payez 6000 euros d'impôts annuels, ce que vous gagnez très très bien votre vie.
Et nous repayons dans notre pays car notre salaire est pris en considération. Payons juste dans un pays ... Mais pas dans deux.
Aides et bourses distribuées par les communes et le problème est réglé
Donc les enfants du conjoint vont également de nouveau pouvoir bénéficier des allocations familiales même s'il s'agit seulement du beau-père qui travaille comme frontalier au Luxembourg et pas leur père biologique !!? Cette nouvelle réforme était effectivement discriminatoire pour les familles recomposées de la Grande Région.