Au Luxembourg

16 septembre 2020 09:00; Act: 16.09.2020 10:31 Print

Le phénomène TikTok débarque à la récréation

LUXEMBOURG - Comme dans de nombreux pays, l'application de partage de vidéos séduit un nombre croissant d'adolescents au Grand-Duché, ce qui pose de légitimes questions.

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L'application TikTok a déjà séduit des milliers de jeunes résidents. (photo: AFP)

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Plusieurs milliers de jeunes résidents utilisent déjà régulièrement TikTok, l'application de partage de courtes vidéos (10 à 60 secondes), dans la sphère privée mais aussi au lycée. «C'est une appli créative avec un algorithme performant qui propose des vidéos ciblées sur nos goûts et nos attentes», résume Anthony (17 ans) en classe de 3e au lycée de l'Athénée à Luxembourg. Le jeune homme a rejoint la communauté TikTok au mois de février dernier et prend beaucoup de plaisir à publier de courtes vidéos, depuis chez lui mais aussi depuis la cour de récréation de son établissement scolaire.

Le phénomène est en train de prendre de l'ampleur au Grand-Duché. Laura (16 ans), élève au lycée Aline Mayrisch à Luxembourg, s'est inscrite sur l'appli en octobre 2019. Elle compte aujourd'hui 25 800 abonnés: «J'essaie de faire rire les gens, ça me fait plaisir de voir qu'ils aiment mes vidéos. J'en poste pas mal, sur la vie de tous les jours, parfois aussi de danse et de comédie. Moi, je regarde principalement des vidéos de comédie, j'adore ça! De nombreuses personnes dans mon lycée l'utilisent, tout comme la plupart de mes amis».

«Des prédateurs risquent de l'utiliser»

Ce succès de l'application est surveillée de près, notamment, par les associations de parents d'élèves. «Régulièrement, des informations sur des abus et des utilisations dangereuses nous parviennent car c'est un moyen de communication qui semble encore peu contrôlé et peu compris, que ce soit par les parents ou les jeunes, explique Alain Massen, président de la Représentation nationale des parents. Il faut faire attention aux contenus qui seraient inappropriés et qui semblent circuler sans mécanisme de contrôle».

Alain Massen pointe du doigt des «lacunes de sécurité» et le risque que certaines informations puissent être consultées ou même détournées par des gens malintentionnés. «Des prédateurs risquent de l'utiliser avec des intentions immorales ou franchement criminelles», soupire-t-il, même s'il reconnaît que les jeunes y trouvent «un moyen d'exprimer leur créativité» et de s'investir vis-à-vis de leurs camarades.

(pp/L'essentiel)

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