Santé au Luxembourg

31 octobre 2017 11:18; Act: 31.10.2017 13:38 Print

Autour de l'Abrigado, la situation est «inquiétante»

LUXEMBOURG - La ministre de la Santé se dit préoccupée par la transmission du sida chez les drogués. Et évoque la salle de consommation de drogues située route de Thionville.

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Le taux de transmission du sida parmi les consommateurs de drogue serait «élevé» au Grand-Duché. La situation est «inquiétante» en particulier autour de la salle de shoot Abrigado, dans la capitale. (photo: Editpress)

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op Däitsch
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Depuis peu, le comité de surveillance du sida, des hépatites infectieuses et des maladies sexuellement transmissibles a une nouvelle présidente, en l'occurrence Carole Devaux. Formée aux États-Unis, elle est depuis 2014 directrice adjointe de l'Unité de recherche insecte et maladies infectieuses du Luxembourg Institute of Health (LIH) et s'occupe, plus largement depuis huit ans, de la prise en charge clinique des patients infectés par le VIH au Luxembourg.

Il y a quelques jours, elle a pu dresser un état des lieux avec la ministre de la Santé, Lydia Mutsch. En particulier sur la question du «développement de la transmission du sida parmi les usagers de drogues». Le comité de surveillance du sida a ainsi répertorié 98 nouveaux cas en 2016, dont 21 liés à l'usage des drogues à injection. Un taux «élevé» au Grand-Duché et la situation est «inquiétante» en particulier autour de la salle de shoot Abrigado, située route de Thionville, dans la capitale.

Couverture médicale et logement

«Ce genre d'endroit augmente le risque de contamination, lorsque les personnes s'échangent des seringues», avait confié en septembre dernier, Vic Arendt, prédécesseur de Carole Devaux. Alors qu'un nouveau plan sida sera présenté avant la fin d'année, les deux femmes veulent renforcer l'offre de dépistage et le suivi médicosocial, notamment via une couverture médicale universelle, des personnes touchées. Il est aussi question de faciliter l'accès au logement «surtout au profit des femmes» et de renforcer les moyens des structures déjà existantes.

Le Luxembourg devrait également solliciter le double regard du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, et de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, sur sa propre situation.

(NC/L'essentiel)