Présentation de la Lhoft

17 octobre 2016 15:36; Act: 18.10.2016 10:01 Print

La FinTech, «on est déjà pleinement dedans»

LUXEMBOURG - Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, et les dirigeants de Luxembourg for Finance ont présenté lundi la structure Lhoft, un incubateur pour la FinTech.

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Pierre Gramegna, ce lundi, à la Chambre de commerce. (photo: L'essentiel)

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«La Fintech est l'un des piliers de l'économie luxembourgeoise. Ce n’est pas un projet, ce n’est pas demain, c’est maintenant, on est déjà pleinement dedans». Ce pilier, le ministre des Finances Pierre Gramegna en a fait une priorité, dès son arrivée au gouvernement. «Pour la place financière et les consommateurs, c'est un changement profond», dit-il. La Fintech, la rencontre des technologies de l’information et de la finance, a été un peu plus expliquée aux responsables du secteur bancaire ce lundi par Luxembourg for Finance (LFF) lors de son «virtual groundbreaking» qui présentait la Luxembourg House of Financial Technology (Lhoft). Un incubateur «à la manière du "Level 39", le House of FinTech à Londres» selon Pierre Gramegna, un laboratoire qui devrait s’implanter rue Glesener, «pas avant le second semestre 2017», selon Nicolas Mackel, CEO de LFF.

Et le Luxembourg est précurseur en la matière, avec des entreprises qui sont déjà dans ce secteur depuis plus d’une dizaine d’années comme Digicash. «C’est un exemple typiquement national. Mais on peut également parler d’Amazon Web Services, de Rakuten ou de Paypal, des entreprises qui ont déjà choisi le Luxembourg, avant même que le mot fintech ne soit prononcé (NDLR: l'essor de la Fintech mondiale date du début des années 2010). Le but c’est que ces entreprises s’y sentent bien désormais». Et pour cela, le pays a misé gros depuis plusieurs années: data centers «Tier IV» de dernière génération, moyens de transmission les plus rapides d’Europe, cloud...

Des dizaines de milliers d'emplois

La Fintech, selon Pierre Gramegna, c’est déjà des milliers, peut-être plus d'une dizaine de milliers d’emplois implantés au Luxembourg, dans 80 à 150 entreprises qui se consacrent entièrement ou en partie à ce domaine. Et par rapport à la masse de clients de la Place, l’expansion peut être phénoménale. Parmi les projets présentés ce lundi, l’entreprise suisse Qumram, une application «qui permet d’enregistrer et d’optimiser toutes les activités online des clients, afin de détecter la fraude pour mieux la prévenir», explique son CEO, Mathias Wegmüller.

Le Belge Jacques Caers, sales manager de GuardSquare, rappelle «l’interaction clientèle forte du Luxembourg et la nécessité pour l’image de marque du pays, d’une protection des données des services bancaires». Une version libre de son produit de sécurité est déjà présente dans le kit de développement des appareils Android, mais pour autant selon lui plus de 85% des applications bancaires ne sont pas intégralement sécurisés. Si de nombreux prestataires de services étaient présents pour découvrir le marché luxembourgeois lundi, le Lhoft a déjà présenté ses dix premiers partenaires, parmi lesquels la BCEE, Clearstream, PwC ou encore Post.

(Jonathan Vaucher/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Frisquounette le 18.10.2016 18:15 Report dénoncer ce commentaire

    Ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui, c'est encore un discours que l'on a entendu hier'...

  • Unicorn le 17.10.2016 16:26 Report dénoncer ce commentaire

    Encore plus d'entreprises et de frontaliers. Et nos ministres Gramegna et Bausch ne pensent pas à la solution miracle de Fintech. Le téletravail et laisser les frontaliers faire la majeur partie de leur job chez eux, pour ne plus venir qu'1-2 par semaine au bureau, dire bonjours à l'ami Head of Departement. Et du coup, plus de soucis de circulation routiere...

Les derniers commentaires

  • Frisquounette le 18.10.2016 18:15 Report dénoncer ce commentaire

    Ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui, c'est encore un discours que l'on a entendu hier'...

  • Unicorn le 17.10.2016 16:26 Report dénoncer ce commentaire

    Encore plus d'entreprises et de frontaliers. Et nos ministres Gramegna et Bausch ne pensent pas à la solution miracle de Fintech. Le téletravail et laisser les frontaliers faire la majeur partie de leur job chez eux, pour ne plus venir qu'1-2 par semaine au bureau, dire bonjours à l'ami Head of Departement. Et du coup, plus de soucis de circulation routiere...

    • Roger le 17.10.2016 16:36 Report dénoncer ce commentaire

      Le télétravail, le rêve. Je bosserai avec des outils plus performants, dans un meilleur cadre, et sans risquer ma vie sur la route tous les jours. Mais mon patron continue à penser que si je suis pas presente sur ma chaise, je peux pas bosser.

    • nero le 17.10.2016 17:00 Report dénoncer ce commentaire

      le plus gros probleme reste le fait que le travail hors de la frontiere luxembourgoise entraine une imposition dans le pays dans lequel on realise ce travail ..

    • Economicus le 17.10.2016 18:57 Report dénoncer ce commentaire

      Juste priorité de vos ministres qui dans le virtuel font ce qu'ils peuvent car il s'agit bien de créer et de maintenir des emplois et non pas de les détruire. Le télétravail est une très bonne idée aussi, mais elle rend tous les petits chefs inutiles et le même télétravail diminue la consommation ce qui n'est pas bon pour votre économie. Alors il vaut mieux ne pas y penser pour l'instant. Ce sera pour plus tard.

    • Unicorn le 18.10.2016 09:32 Report dénoncer ce commentaire

      Vous avez bien cerné les causes qui nous empêchent de travailler chez nous, je pourrais faire 90% de mon travail chez moi. Mais pour les frontaliers cela pose la question de l'imposition au Luxembourg, et aussi pour les magasins qui ont besoin de clients. Alors que Bausch ne viennent pas nous raconter ses histoires de tram et de transport public