Accidents mortels

01 octobre 2018 08:00; Act: 01.10.2018 13:44 Print

2018, année noire sur les routes du Luxembourg?

LUXEMBOURG - Depuis le début de l'année, le nombre de tués sur les routes du pays s'avère particulièrement important. Mais il n'y a pas lieu d'en tirer des conclusions.

op Däitsch
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S'il est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions, le décompte des accidents mortels effectué par L'essentiel présage d'un bilan particulièrement dramatique sur les routes du pays. Depuis janvier, 29 personnes auraient perdu la vie, soit quatre de plus que sur l'ensemble de l'année 2017. Une campagne de sensibilisation intitulée «les accidentés de la route» vient tout juste d'être lancée.

S'il ne remet pas en cause «un mauvais début d'année», le ministre des Infrastructures, François Bausch, refuse de céder à un quelconque alarmisme basé sur des chiffres provisoires. D'autant que «cela s'améliore» sur la deuxième partie de l'année, tempère-t-il. «Pour au moins quatre personnes, il s'agit d'un suicide ou d'un arrêt cardiaque. Il faut identifier les causes pour témoigner d'une réalité. C'est pour cela que le bilan définitif est divulgué l'année suivante».

«Sans ceinture, avec des pneus d'été usés»

Un sentiment partagé par Paul Hammelmann, président de la Sécurité routière: «Oui, les chiffres sont désastreux. Mais ils ne sont pas significatifs. Chaque mort est un mort de trop, mais au Luxembourg, le nombre n'est pas assez important pour en tirer des conséquences. Prenez l'accident du 20 janvier. Ce drame fait bondir les statistiques».

Concernant cet accident, où trois personnes de nationalité iranienne ont perdu la vie, le ministre a livré quelques précisions quant aux causes. «L'enquête a montré qu'ils n'avaient pas leur ceinture et qu'ils roulaient avec des pneus d'été totalement usés, en plein mois de janvier. C'est pourquoi il est essentiel d'analyser les accidents pour voir s'ils sont liés à un comportement non approprié», conclut le ministre.

Paul Hammelmann, président de la Sécurité routière, au micro «L'essentiel Radio» de Jonathan Vaucher:

(Thomas Holzer/L'essentiel)