Au Luxembourg

04 octobre 2019 09:00; Act: 04.10.2019 16:28 Print

Les vendanges touchent à leur fin

GREVENMACHER - Une coupe chirurgicale, une sélection rigoureuse... Dernière ligne droite pour les vendanges chez Bernard-Massard.

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Les grappes coupées et nettoyées remplissent les caisses. Au pressoir, le raisin est séparé de la grappe.

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Depuis 7 h 30, toutes les petites mains sont en action dans les parcelles de vignes des domaines Bernard-Massard, Clos des Rochers et Château de Schengen (une cinquantaine d'hectares au total). Dans quinze jours au maximum, les vendanges seront achevées.

«Nous les avons commencées le 11 septembre, un peu plus tôt que les autres. Comme nous comptons faire une demi-récolte cette année, suite au gel de printemps et aux coups de soleil de l'été, nous récoltons au moment optimal pour avoir les plus belles qualités possible», souligne Antoine Clasen, directeur général des Caves Bernard-Massard SA.

Comme la trentaine de vendangeurs à pied d'œuvre - une dizaine de salariés présents toute l'année et une vingtaine de saisonniers - le directeur donne le ton.

« Nous sommes très sélectifs sur les raisins récoltés »

Muni d'un petit sécateur, avec une dextérité sans faille et une vitesse à faire pâlir les novices, chacun coupe les grappes, dont certaines sont carrément enchevêtrées. D'un geste d'une précision chirurgicale, les raisins en mauvais état ou déjà putréfiés sont soigneusement retirés avant que les grappes ne viennent progressivement remplir les caisses.

«Nous sommes très sélectifs sur les raisins récoltés», confirme Antoine Clasen. Les caisses à vendanges sont régulièrement vidées et le raisin transporté rapidement vers le pressoir, afin d'éviter l'oxydation. Seul le bruit des sécateurs et des grappes qui tombent dans les caisses se fait entendre. Chacun est concentré sur sa tâche, jusqu'à la pause de midi, où un repas consistant viendra recharger les batteries et jusqu'à 17 h, clap de fin de la journée.

«Le travail est dur et épuisant, mais tout se passe dans une excellente ambiance. Et à l'issue des vendanges, nous nous retrouvons autour d'un repas rehaussé par quelques bouteilles», confie le directeur général.

(Gaël Padiou/L'essentiel)