Au Luxembourg

27 janvier 2021 15:23; Act: 27.01.2021 15:57 Print

Un travailleur sur trois risque la dépression

LUXEMBOURG - L’étude Quality of Work de la Chambre des salariés montre une diminution sensible de la qualité du travail et du bien-être des salariés.

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David Büchel, psychologue du travail conseiller de direction à la CSL. (photo: L'essentiel)

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La crise sanitaire était bien évidemment au centre des débats à l’occasion de la présentation, ce mercredi, de l’évolution de la qualité du travail au Luxembourg, mesurée par le Quality of Work index de la Chambre des salariés (CSL). Ces résultats sont issus d’une enquête réalisée entre juin et septembre 2020 auprès de 2 364 personnes (résidents et salariés), à travers des questionnaires mais également des entrevues téléphoniques.

«La crise a eu un impact majeur et particulièrement négatif sur le bien-être des salariés mais aussi sur leur façon de travailler. 49% des personnes interrogées estiment que la crise du coronavirus a fortement ou très fortement affecté leur situation professionnelle», a souligné David Büchel, psychologue du travail et conseiller de direction au sein de la Chambre des salariés.

L’indice global de qualité de travail a significativement baissé par rapport à 2019 (53,5 points contre 55,4) et notamment chez les plus jeunes salariés (16-24 ans), les conducteurs d’installation, les monteurs, les professions élémentaires ainsi que chez les travailleurs à temps partiel. Si le mobbing reste stable, la difficulté émotionnelle du travail est en hausse de 15% (56,2 points en 2020 contre 48,7 points en 2019).

Télétravail, chômage partiel…

La crise a eu également des effets négatifs sur la coopération entre collègues, la codécision et l’autonomie sur le lieu de travail, la satisfaction du revenu, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et la sécurité de l’emploi. « Il en résulte une diminution du bien-être général, une moindre satisfaction et motivation au travail».

La crise sanitaire a par ailleurs changé les façons de travailler puisqu’elle a généré un recours massif au télétravail pour certaines catégories de travailleurs, le recours au chômage partiel pour d’autres ou encore le travail sur le terrain. Une situation qui s’est traduite par deux visages du monde du travail: un télétravail sans perte de salaire mais au prix d’un niveau de stress et d’un déséquilibre entre la vie privée et professionnelle; un travail sur le terrain dans des conditions plus pénibles qu’à l’accoutumée et une exposition plus grande aux risques d’exposition au virus.

L’étude met ainsi en exergue la baisse générale de la santé mentale des salariés avec un risque de dépression accru. La part de participants à l’enquête présentant un risque élevé de dépression est passée de 8% en 2019 à 11% en 2020. Un travailleur sur trois présente un risque de dépression. Pour Nora Back, la présidente de la CSL, la troisième vague sera mentale. «Le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour la contrer en renforçant le dépistage, la surveillance et les aides pour traiter les troubles psychologiques».

(Gaël Padiou/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • The-1 le 27.01.2021 16:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C’était à prévoir et ce n’est qu’un debout... il faut un rythme essentiel à l’équilibre psychologique! Bientôt ça seras un confinement du a la variante psychiatrique!! Les hôpitaux seront remplis... mais si on regarde bien, avec le vaccin ou avec des dépressions (médicaments) les grands groupes pharmaceutiques seront toujours gagnants...

  • 2021 le 27.01.2021 16:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un sur deux je dirais !

  • CovDeprim' le 27.01.2021 21:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pas étonnant, ceux qui ont un travail, dépriment car ils ne font que travailler et n'ont plus aucun plaisir à côté et espèrent garder leur job, et ceux qui n'ont plus de travail, dépriment car ils n'en ont plus et ont peur pour leur avenir.

Les derniers commentaires

  • gilles le 29.01.2021 09:52 Report dénoncer ce commentaire

    Courage a tous et toutes.

  • solution le 28.01.2021 14:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    moi le télétravail je gère encore mais ce sont mes voisins du dessus le vrai problème.....aucun respect...très bruyants....de quoi devenir fou....aunune possibilité de se concentrer....malgré le fait qu'ils le savent....si seulement ils pouvaient déménager...halleluja

  • Pas de censure SVP! le 28.01.2021 13:30 Report dénoncer ce commentaire

    Les vieux vous diront qu'on doot arrêter de se plaindre car leurs parents (pas eux!) ont connu la guerre! Et qu'il faut surtout qu'on continue a payer leur retraite. Et qu'on se confine et qu'on arrete de vivre pour qu'eux continuent d'en profiter. Merci a nos genereux papys et mamies pour ce beau cadeau depressif!

  • Le Catalan le 28.01.2021 11:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Julien : quitte à faire dans le cliché, moi aussi je peux le faire et je vous en propose 2. "allez travailler en Afrique et vous vous rendrez compte de la chance que vous avez" ou alors "pour avoir un bon travail, facile et bien rémunéré, il fallait bien travailler à l'école". Qu'en pensez vous ? C'est pas parce que des gens travaillent dans un bureau, plutôt que sur un chantier, que tout est rose pour eux hein...

  • Cette fois c'est décidé, je continue. le 28.01.2021 10:16 Report dénoncer ce commentaire

    Tous les "dégats collatéraux" feront plus de victimes et de morts que le virus lui même."Ils" ne peuvent plus politiquement faire marche arrière, pour leur carrière ce serait "mortel"...Merci aux spécialistes du dimanche, merci au politique imbécile, l'histoire se rappellera. Et dire qu'il y a des moyens simples d'augmenter son immunité, mais les "produits" utilisés ne rapportent rien et voilà ou le bas blesse.Je ne voudrais pas être à votre place Messieurs/Dames qui avez foiré. Mais dans X années vous crierai victoire en oubliant de publier les dégats collatéraux.Bravo et merci.