Au Luxembourg

16 mai 2018 16:24; Act: 17.05.2018 09:11 Print

Est-​​ce la fin de la pénurie d'instituteurs?

LUXEMBOURG - Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé une «forte augmentation» des inscriptions au concours d'instituteur.

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Les écoles fondamentales manquent d'instituteurs diplômés. (photo: Editpress/Sdidier)

op Däitsch
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Le Luxembourg manque d'instituteurs diplômés depuis plusieurs années. Pas assez de candidats, un stage d'insertion professionnel jugé inutile et contrariant, un grand nombre d'étudiants en sciences de l'éducation préfèrent finalement poursuivre leurs études ou même se réorienter.

Trop souvent obligé de faire appel à des chargés de cours, le ministère de l'Éducation nationale a décidé de prendre le problème à bras-le-corps en ouvrant le concours à d'autres filières et en réduisant la période de stage de 3 à 2 ans. Des décisions qui semblent porter leurs fruits, d'après les explications du ministère.

239 personnes se sont en effet inscrites au concours cette année, contre 168 l'année passée. Les nouveaux diplômés qui terminent leurs études supérieures sont même deux fois plus nombreux parmi les candidats (201). Les 38 autres inscrits sont des chargés de cours qui passent le concours.

Les «promesses» du ministre

La tournée de Claude Meisch au sein des université ne semble pas étrangère à cette dynamique. Le ministre s'est rendu à l'Uni, mais également à Bruxelles, Bastogne, Virton ou encore Fribourg pour rencontrer les étudiants et les motiver à relever le challenge.

Pour le syndicat SEW-OGBL, tout s'est joué là. Mais la méthode ne convainc pas. «Le ministre a dû leur promettre qu'ils passeront le stage d'insertion sans encombre. Il n'avait pas le choix. La pénurie est bien réelle, et la prochaine rentrée a lieu juste avant les élections», explique son président Patrick Arendt, contacté par L'essentiel.

Mais il n'est pas certain que cela suffise. D'après le syndicaliste, «au moins 350 inscriptions» auraient été nécessaires pour combler les manques dans les écoles.

(th/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Moi le 16.05.2018 20:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L’argent ne fait pas le bonheur... pour 5000€/mois va supporter des gosses pendant 4h le matin et 2h l’après midi, 5h les mardis et jeudis, surtout après, oublie pas que t’as les parents à dos car tu a puni son enfant qui n’avait pas été sage! Métier pas facile!!!

  • Walter Gruss le 17.05.2018 08:04 Report dénoncer ce commentaire

    A moins de nous occuper nous même de nos enfants, nous en ferons des laissés pour compte.

  • xoxo le 16.05.2018 20:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mais oui bien sur, des instituteurs francophones .. qui apprendront l’allemand aux petits ? Et la nationalité on en parle ou ?

Les derniers commentaires

  • @Luxo le 17.05.2018 14:35 Report dénoncer ce commentaire

    Une question à Luxo: Supposons que l'on fasse une réforme en le sens que vous voulez, donc une école où francophone ou germanophone. Avant de démarrer on ferait une enquête parmi les parents des écoliers et que cette enquête aurait pour résultat que les parents et les écoliers voudraient une éducation germanophone! Quelle serait votre réaction?

    • Luxo le 17.05.2018 23:55 Report dénoncer ce commentaire

      Ca serait formidable! Allemand ou français, peu importe, l'important est que nos enfants réussissent leurs scolarité. Nous recruterons alors des instituteurs Allemands.

  • @induluxo le 17.05.2018 13:11 Report dénoncer ce commentaire

    mais oui.... tu te surpasses tous les jours. 1ere langue= langue du pays, c.à.d. Luxembourgeois. Scolarisation en Allemand comme à l'heure actuelle et Anglais en 2ème langue. Le francais est une langue étrangère et comme telle doit rester facultative en 3ème langue ( les 2 autres langues reconnues aux pays étant déja aquises. Pour ceux que ca derange il existe déja un lycée francophone.

  • Luxo le 17.05.2018 12:06 Report dénoncer ce commentaire

    L'avenir du système éducatif luxembourgeois qui favorisera la réusite des élèves laissera le choix aux parents d'inscrire leurs enfants dans une école francophone ou germanophne. Dès le primaire les écoliers seront scolarisés dans des classes francophones ou germanophones, l'autre langue sera enseigné dans un cours (1ère) langue, l'anglais en (2 ème) langue et le luxembourgeois pourait être enseignee en sus à tous les volontaires en dehors des heures légales.

    • CaVousVa le 17.05.2018 13:07 Report dénoncer ce commentaire

      Disons: Des écoles francophones, des écoles germanophones et es écoles où on enseigne dans les deux langues. Idem pour les lycées, sauf que l'anglais devrait rester obligatoire dans les lycées. Ainsi vous aurez un choix complet. Ah aussi: Dans les cours francophones on ne parle le français, dans les germanophones qu'en allemand et les cous d'anglais que l'anglais! A ce moment on pourrait aussi engager des profs étrangers!

  • Tolux le 17.05.2018 09:13 Report dénoncer ce commentaire

    n'y a t'il pas de conditions linguistiques pour les instituteurs au Luxembourg?

    • ..!!.. le 17.05.2018 13:08 Report dénoncer ce commentaire

      Si! bien sûr

  • Walter Gruss le 17.05.2018 08:04 Report dénoncer ce commentaire

    A moins de nous occuper nous même de nos enfants, nous en ferons des laissés pour compte.