Société luxembourgeoise

19 février 2021 10:00; Act: 18.02.2021 19:59 Print

La start-​​up «Ufodrive» veut décrocher la lune

LUXEMBOURG - Lancée comme start-up en 2018 au Findel, Ufodrive est en passe de devenir une référence mondiale en matière de location de voitures électriques.

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De longues files d'attente, des contrats d'assurance peu transparents et à la clé, un véhicule convoité non disponible: c'est une situation familière pour quiconque a déjà eu recours à la location courte durée de voitures. C'est de cette «frustration et d'innombrables mauvaises expériences vécues auprès d'agences de location traditionnelle dans le monde entier» qu'est née Ufodrive, en 2018, au Luxembourg. Irlandais d'origine et résident luxembourgeois depuis neuf ans, son fondateur Aidan McClean souhaitait se lancer dans un nouveau projet après 25 années passées dans le secteur de la finance et des assurances. Pour lui, le petit aéroport du Findel était le point de départ parfait, comme il le raconte à L'essentiel: «Nous vivons ici, alors pourquoi ne pas tenter l'expérience au Luxembourg et voir comment cela se passe?».

Ufodrive est parti d'un concept simple: au départ, cinq véhicules, tous 100% électrique, dont la location s'effectue via une application. Quatre ans plus tard, la société compte 17 stations de location dans huit pays différents. «Nous avons sous-traité la recharge, la maintenance, le nettoyage et le service client à des prestataires externes», explique Aidan McClean. Selon lui, un des plus grands défis est de rassurer le client sur l'autonomie des véhicules 100% électrique. Un des arguments de vente est que les Tesla d'Ufodrive peuvent être rechargées gratuitement dans 140 000 stations de recharge dans toute l'Europe. «80% de notre clientèle n'a jamais conduit une voiture électrique auparavant, 97% disent vouloir renouveler l'expérience», affirme Aidan McClean.

«Au bon endroit au bon moment»

Mais Ufodrive ne compte pas en rester là. En effet, la vingtaine de collaborateurs au siège de la société ont pour mission de faire prospérer l'entreprise. Car, l'ex-start-up du Findel envisage d'étendre son activité dans d'autres villes, pays et sur d'autres continents. Rien qu'en Allemagne, la société prévoit, cette année, l'ouverture de nouveaux points de location à Berlin, Munich, Dusseldorf et Francfort, et à en croire Aiden McClean, elle est «très avancée» dans les négociations avec les États-Unis. Pour l'heure, aucune donnée concrète n'a été communiquée, «parce que tout dépend de la pandémie». Le financement est en tout cas en place. Depuis fin janvier, Ufodrive a rassemblé l'équivalent de près de deux millions d'euros grâce à une action de financement participatif, actuellement en cours (voir encadré).

D'après Aiden McClean, il est également prévu d'élargir la flotte de véhicules, afin d'être en phase avec la masse de clients. Des commandes ont d'ores et déjà été passées pour la Volkswagen ID.3, ainsi que pour sa grande sœur, l'ID.4. La société est également en pourparlers avec plusieurs constructeurs automobiles chinois. Très récemment, l'entreprise aurait entamé une collaboration avec la start-up munichoise Sono Motors, dont la voiture solaire Sion devrait rejoindre la flotte de véhicules dès 2023. «Quand nous avons démarré avec Ufodrive, il n'y avait pratiquement que Tesla. En l'espace d'à peine trois ans, tout a changé», constate Aiden McClean. Et de conclure: «Nous sommes au bon endroit au bon moment».

Financement participatif

Depuis le 30 janvier dernier et jusqu'au 22 février, Ufodrive est à la recherche d'investisseurs via la plateforme Seedrs. L'objectif de 1,5 million de livres sterling que la société s'était fixé a été atteint très rapidement après le lancement de la campagne. «Nous avions du mal à y croire. Nous pensions que ça prendrait quatre semaines, voire plus. Mais le chiffre continue de progresser», déclare le fondateur d'Ufodrive. Un succès que le CEO attribue en partie à l'aspect communautaire qui entoure les véhicules électriques.

(Dustin Mertes/L'essentiel)

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