Au Luxembourg

14 juin 2017 12:01; Act: 14.06.2017 12:10 Print

Un enfant sur quatre vivrait dans la «pauvreté»

LUXEMBOURG - Selon l'Unicef, un enfant sur quatre au Luxembourg est exposé à «des privations», c'est plus que la moyenne «dans les pays à revenu élevé».

storybild

La pauvreté s'entend ici comme source de privations, matérielles, éducatives ou sociales. Et selon l'Unicef, le Luxembourg doit mieux faire pour ses enfants. (photo: Editpress/Hervé Montaigu)

op Däitsch
Sur ce sujet

«Les pays riches rencontrent des difficultés pour répondre à leurs engagements envers les enfants». L'Unicef n'y va pas par quatre chemins pour évoquer son dernier rapport sur l'état de l'enfance dans 41 pays de l'Union européenne et de l'OCDE. «Des revenus élevés ne mènent pas automatiquement à de meilleurs résultats pour tous les enfants», prévient même Sandra Visscher, directrice d'Unicef-Luxembourg.

Car au Grand-Duché, «6% des moins de 18 ans vivent dans un ménage sans emploi» et «un enfant sur quatre» vit dans un ménage sous le seuil de pauvreté. Un enfant sur quatre (25,4%), c'est plus que la moyenne des «pays à revenu élevé» où l'on parle d'un enfant sur cinq (20%). La pauvreté s'entend ici comme source de privations, matérielles, éducatives ou sociales.

«Le gouvernement doit agir»

Mais le constat de l'Unicef ne s'arrête pas là. «7,2% des enfants de moins de 15 ans» connaissent l'insécurité alimentaire, c'est à dire ne mangent pas toujours à leur faim, et près de 28% des adolescents, de 11 à 15 ans, vivent des épisodes de déprime et troubles du sommeil «plus d'une fois par semaine». Sur ce dernier point, l'Unicef précise même que «le Luxembourg a connu une hausse notable».

«Le gouvernement doit agir pour réduire les écarts», interpelle Sandra Visscher, rappelant que, sur un plan plus large, «34,8% des élèves de 15 ans (au Luxembourg) ne maîtrisent pas les compétences de base en lecture, mathématiques et sciences». Le Grand-Duché apparaît sur ce point au 25e rang sur 41 pays, alors qu'il est 3e en matière de «croissance économique et emploi».

(NC/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • C'est pas radis le 14.06.2017 12:06 Report dénoncer ce commentaire

    en même temps, même avec les salaires plus élevés qu'ailleurs, une fois que t'as payé le loyer, les emprunts et le coût de la vie, il reste pas de quoi faire un banquet...

  • réalité le 14.06.2017 13:55 Report dénoncer ce commentaire

    et vous savez pourquoi? parce que nous sommes dans un pays où seul une petite partie de la population est "riche" et où les autres sont des classes moyennes qui n'arrivent même pas acheter un bien immobilier et doivent payer des loyers énormes ou alors s'exiler à l'étranger. Quand on sait que le salaire minimum est tout juste suffisant pour rembourser une mensualité, il reste quoi pour vivre! triste réalité malheureusement. Pas la peine de s'occuper des réfugiés quand on n'est même pas capable de s'occuper des nôtres.

  • figa le 14.06.2017 12:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vive le luxembourg ! Pays pour les riches!

Les derniers commentaires

  • merci pour l'info le 15.06.2017 09:55 Report dénoncer ce commentaire

    Mes enfants doivent aussi se priver. Des smartphone sud-coréens au lieu de la marque de la pomme, des vêtements de no-names au lieu des marques et se faire conduire dans une vielle bagnole de 18! ans au lieu d'une voiture toute neuve et haut de gamme. le plus drôle, on n'a jamais réalisé qu'on serait pauvre parce que nos amis sont de même.

  • shooter le 15.06.2017 07:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Suis parfaitement d'accord avec vous. tablettes ordinateur portable et tout le tralala doit être sous contrôle des parents. et un gsm simple suffit aux sms et appeler en cas de besoin

  • shooter le 15.06.2017 07:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je suis parfaitement d'accord avec vous. dans les structures d'accueil les éducateurs vous le disent: 75% des enfants sont des cas dit " sociaux" dans tous les sens du terme. mal éduqué faible à l'école. .... mais ont droit à tout ce qu'ils veulent de la part des parents.... faut dire que notre ministre en rajoute une couche en ne cessant pas de baisser le niveau des écoles qui est..... très bas. regardez les tests pysa. moi sommes en dessous de certains pays en voie de developpement

  • Luxembourg monplus bel amant le 15.06.2017 07:34 Report dénoncer ce commentaire

    Aaaah qu'est ce qu'on st bien au luxembourg!

  • Rose le 15.06.2017 07:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je suis un enfant d'ouvrier donc classe moyenne,On était pas riche mais heureux.Ma mère gérait le portefeuille et tout allait bien.Ce qui veut dire que beaucoup de personnes vivent au-dessus de leur moyen font des crédits sans regarder leur finance.Mes parents vivaient de ce qu'ils avaient et pas de crédit pour acheter quelques choses.Ils payaient cash s'ils avaient les moyens.Donc faut pas toujours donner la faute au gouvernement.