Justice au Luxembourg

11 mars 2019 07:00; Act: 10.03.2019 20:25 Print

De jeunes avocats déplorent leur précarité

LUXEMBOURG - Employés en tant que collaborateurs libéraux, de jeunes avocats dénoncent la précarité liée à l'ambiguïté de leur contrat.

storybild

Tous les avocats ne semblent pas logés à la même enseigne.

Sur ce sujet
Une faute?

Avocat. Une profession souvent sur le devant de l'actualité à travers des plaidoiries restées dans les annales. Mais tout le monde n'est pas Éric Dupond-Moretti en France ou Gaston Vogel au Luxembourg. À l'image de Markus*, employé dans un cabinet luxembourgeois, certains veulent mettre en exergue la situation précaire des jeunes avocats. Une précarité liée apparemment à la nature des contrats.

«Certains sont employés dans le cadre d'un contrat de salariat plutôt en vigueur dans les grands cabinets. Les avocats n'ont pas le droit de développer une clientèle et sont liés par un lien de subordination à leur employeur. Mais ils bénéficient de la protection du droit du travail», raconte Markus. Mais dans la plupart des cabinets, les jeunes avocats sont employés comme collaborateurs libéraux. «L'avocat paie ses charges, n'a pas de lien de subordination avec son employeur et peut créer sa clientèle personnelle».

Mais la réalité semble être tout autre. «Les avocats collaborateurs peuvent être licenciés à tout moment. Ils sont souvent traités comme des salariés, disponible à 100 % pour leur employeur, presque 24 h sur 24 et empêchés de développer leur clientèle, et ce en toute illégalité», déplore-t-il. «Rien que dans mon étude, trois avocats ont été licenciés, trois ont démissionné et quatre autres veulent partir». Markus et plusieurs de ses jeunes confrères comptent lancer une pétition sur le sujet et saisir l'Ordre des avocats et le ministère de la Justice, «pour faire changer les choses».

(Gaël Padiou/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • pierrot le 11.03.2019 07:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Alors que les honoraires sont très très élevés...

  • Monsieur. le 11.03.2019 07:54 Report dénoncer ce commentaire

    J'eus la "chance" jadis, sortant de l'Uni, d'être recruté par un grand cabinet payant environ 5500 euros bruts mensuels en indépendant (il fallait donc retirer près de la moitié pour obtenir le net !). Toutefois, avec des semaines à +/- 80h (et il faut être joignable 24/7), le coût horaire du travail reste bas mais l'impact sur la santé très élevé... et ne parlons pas du faible intérêt intellectuel des branches type "corporate". Quant à mes ami(e)s qui travaillaient comme indépendants dans des petites structures, certains gagnaient 600-1000 euros nets mensuels (indépendants, +/- 60h semaine).

  • prolux le 11.03.2019 07:52 Report dénoncer ce commentaire

    Bravo, il faut dénoncer ces méthodes.

Les derniers commentaires

  • matthias le 12.03.2019 08:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je lis des commentaires qui nous invitent à se révolter. ce commentateur a t-il idée que nous n'avons le droit de ne rien dire sous peine d'être rayé, ne plus trouver de travail et continuer à vivre dans une misère. la femme de ménage gagné plus qu'un avocat. moi je travaille et suis à la disposition, à l'écoute de mon client et j'exécute mon travail car c'est pour moi une vocation. mes clients reconnaissent la qualité de mon travail. et pourtant, je vis dans le seuil de pauvreté.

  • mais le 12.03.2019 06:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    P.H : comme pour les asf : ils font le dur travail sont payés le minimum et la boîte preste 60 € / l heure je crois que pour le client remboursé par l assurance dépendance donc par nous et donc par les asf aussi . Tout bénéfice pour la boîte . Les syndicats ne font rien pour eux

  • lulu le 11.03.2019 18:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ils ne servent à rien je paie un cabinet depuis 2 ans pour une affaire contre un promoteur : aucun suivi et ils te font comprendre que ce sera long et peu de chance d’aboutir ! le système devrait être comme aux États Unis : ils sont payés s’ils gagnent le procès ça les motiverait !

    • Surfer le 11.03.2019 20:30 Report dénoncer ce commentaire

      Et ils ont bien du soucis à faire car avec les nouvelles technologies, leur métier va aussi être bouleversé : il existe déjà des programmes qui rédigent des avis. Un ordinateur est capable de passer à travers la jurisprudence d'une dizaine d'années en... quelques secondes ! Et je n'ai même pas mentionné l'intelligence artificielle ! Ceux qui pensent que les nouvelles technologies créeront de l'emploi je leur donne rendez-vous dans quelques années.

    • @lulu le 12.03.2019 00:28 Report dénoncer ce commentaire

      Et quand ils ne sont pas sûr de gagner un procès, vous ne trouvez aucun avocat. Est-ce vraiment ce système que vous voulez ?

  • annaleto le 11.03.2019 16:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vous me semblez bien au courant, vous avez fait le concours d’entrée? Ce n’est pas que deux mois allongés sur le canapé à étudier. Il y a des examens psycho aussi, et seuls les avocats parlant les 3 langues peuvent espérer au poste de juge. Les 80% d’avocats sur la totalité des avocats qui sont dans les cabinets d’affaire ne parlent pas le luxo et/ou l’allemand et ne pourront jamais devenir juge donc cela ne s’applique pas à la totalité des avocats, et et cela n’est pas si facile. De plus, il y a des quota donc il n’y a pas 35 juges qui débutent en tant qu attache de justice tous les ans ...

    • patate le 11.03.2019 21:26 Report dénoncer ce commentaire

      Il n'y a pas de quota pour les juges. En fait, la justice est désesépéré pour trouver des juges. La maîtrise des trois langues est toutefois nécessaire pour comprendre le justiciable...

  • Nomi le 11.03.2019 16:43 Report dénoncer ce commentaire

    Chers avocats : On ne vous apprend pas à négocier un contrat d'embauche dans votre cursus ??

    • Marguerite le 11.03.2019 21:30 Report dénoncer ce commentaire

      Pire: Un client paye EUR 360 l’heure et en plus c’est un débutant qui est envoyé au tribunal pour plaidoiries, c’est le monde à l’envers..et .affaire perdue...point.

    • @Nomi le 12.03.2019 00:31 Report dénoncer ce commentaire

      Non, on apprend le droit. Pas la négociation d'un contrat d'embauche.