Santé mentale au travail

10 novembre 2017 17:00; Act: 10.11.2017 17:30 Print

Le risque de burnout augmente au Luxembourg

LUXEMBOURG - Malgré un score en hausse par rapport à l'an dernier, l'index de la qualité de vie au travail, présenté vendredi, montre des signaux inquiétants.

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Près de deux tiers des participants disent devoir travailler en respectant des délais serrés.

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Le bien-être au travail serait-il en train de se dégrader au Luxembourg? Le score de nouveau «Quality of work index» prouverait le contraire. En 2017, les salariés interrogés par la Chambre des salariés ont donné à leurs conditions de travail la note moyenne de 55,7/100, soit un peu plus que l'an dernier (55,2) et qu'en 2015 (54,4). Malgré tout, l'étude montre que plusieurs facteurs se sont détériorés ces dernières années.

Selon les réponses fournies par les travailleurs, le management est de moins en moins participatif. «Toutes les facettes de l'autonomie au travail sont en recul», explique la Chambre des salariés, en référence à la possibilité de décider des contenus du travail, de l'ordre d'exécution des tâches ou encore des horaires de travail. Quant à l'opinion du salarié, elle «semble être prise en considération dans 4 cas sur 10 par le responsable hiérarchique direct», note l'institution.

Plus de deux heures supplémentaires par semaine

Les conflits entre vie privée et vie professionnelle sont aussi en hausse. 18% des travailleurs interrogés disent avoir «souvent» ou «presque tout le temps» des difficultés à concilier travail et vie privée, contre 13% en 2014. Il faut dire que les employés passent souvent plus de temps que prévu au travail. «En moyenne, le temps de travail hebdomadaire réel dépasse de 2,5 heures le temps de travail défini par le contrat de travail», explique l'étude. Le risque de burnout est dès lors également plus fréquent. En 2017, un travailleur sur quatre montre des signes de risque de burnout, là où ils n'étaient «que» deux sur dix en 2014.

L'enquête a aussi analysé l'impact de la «digitalisation» sur la qualité du travail. Si les technologies permettent pour certains une plus grande liberté de décision et une amélioration des performances, elles peuvent aussi être contraignantes. La digitalisation va en effet de pair avec l'augmentation du nombre de tâches mais aussi la nécessité d'être joignable en dehors du travail. 32% des salariés expliquent être «presque toujours» ou «souvent» confrontés à l'attente de cette forme de disponibilité.

Qui dit technologies, dit aussi possibilité de ramener du travail à la maison. 36% des travailleurs se disent professionnellement actifs en dehors des locaux de leur employeur. D'une manière générale, «la motivation au travail et le sentiment de bien-être sont plus élevés chez les travailleurs peu exposés à la digitalisation», conclut l'enquête.

(jd/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • raslebol le 10.11.2017 17:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qui est ce que ça étonne quand on voit que,par exemple dans les banques l’on travaille en général plus de 50-60h semaine et qu’on est même pas récompensé ou félicité pour le dévouement!

  • Ginznz le 10.11.2017 17:30 Report dénoncer ce commentaire

    Tu m'étonnes. Les gens veulent tout, tout de suite, voir hier si possible. Il comprennent pas que les subordonnées sont des êtres humains, qu'arrivent pas à faire des miracles. Et en plus qu'on une vie personnelle. Normal que les gens arrivent au point de burn-out. C'est comme si on pousse une machine à fond tout le temps. Au bout d'un moment la machine va lacher.

  • Alicia le 11.11.2017 05:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Dans, la vie, il y a pas que le travail, il faut vivre aussi, et profité, de la vie

Les derniers commentaires

  • Darius le 12.11.2017 13:09 Report dénoncer ce commentaire

    Trop s'impliquer, prendre les choses à cœur, être considéré comme un outil corvéable à merci, le manque de reconnaissance(s) (du travail accompli ou des compétences), des tâches parfois inutiles ou vides de sens, des objectifs inatteignables, la communication "top-down only", les inégalités salariales, les "open space", etc ... Beaucoup de ces facteurs peuvent amener au burn-out ou à la dépression.

  • Ninosa le 12.11.2017 12:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Étant passé par un Burn-out je suis d’accord avec vous à 200% je suis de nature très courageuse et débrouillarde et je fais mon boulot à 100%. Pourtant mon ex supérieur m’a poussée à bout pendant deux ans, et j’ai fini par craquer!

  • moi le 12.11.2017 11:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Moi pour aller au Lux il y a 15 ans je mettais aller retour 5h00 par semaine Maintenant je mets 10h00 minimum par semaine !!!

  • Hop la le 12.11.2017 10:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Drôle : le précédent article précisait que l’étude montre que 40% des salariés font des heures supplémentaires. Et maintenant la moyenne est de +2,5h. Donc à l’extrême 40% font 45h.... moi j’en fait 60 par semaine.... mais c’est du flex time pour lequel je récupère le plus gros.... donc je ne fais pas 60h par semaine et l’étude ne vaut rien. on se trompe de débat. Profitez donc de votre week-end plutôt.

  • Sandy le 12.11.2017 10:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le burn-out n’est pas la seule conséquence du stress et surplus de travail. Les crises cardiaques, les avc etc en font partis aussi. Le burn-out apprécie les gens qui ont le souci de bien faire et de ne pas décevoir. Ce n’est jamais assez ni assez bien. Rajouter à cela des supérieurs peu reconnaissant et vous obtenez quelqu’un qui va tirer sur la corde pour faire son maximum. Je voudrais dire à ceux qui n’ont pas vécu l’horreur de ce traumatisme, personne ne décide de vivre cela, personne ne veut sombrer de la sorte. Notre vie est précieuse, il faut essayer d’en prendre soin et de ne pas se crever à la tâche. Je souhaite bcp de courage à ceux qui passe par cette étape difficile, le burn out change quelqu’un, c’est une alerte pour vous dire qu’il est temps de vivre autrement.