Au Luxembourg

22 novembre 2019 07:00; Act: 21.11.2019 16:40 Print

Blessée durant la tornade, Marie se bat pour remarcher

BASCHARAGE – La tornade a chamboulé la vie de nombreuses victimes au Luxembourg. Rencontre avec l'une d'entre elles, qui rêve de mettre fin à son cauchemar.

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Le 9 août 2019 restera à jamais gravé dans la mémoire de toutes les victimes de la tornade qui s'est abattue sur Pétange et Bascharage. Mais ce que Marie Schuster-Goerres a subi ce jour-là, permet de relativiser quelque peu l'ampleur des dégâts matériels. «Quand je ferme les yeux, je revois encore la scène où tout s'est subitement envolé dans les airs». «C'est un véritable traumatisme que je n'arrive pas à oublier...».

Cette ancienne secrétaire de direction au ministère des Transports est l'une des deux victimes de la tornade qui a dû subir une hospitalisation longue durée. Tout a basculé pour elle en cet après-midi d'été comme les autres. Ce jour-là, la sexagénaire était partie faire des achats à Bascharage, où elle s'était rendue en bus. Mais le chemin du retour ne s'est pas déroulé comme prévu...

La retraitée attendait son bus à l'arrêt «Sicon» lorsqu'elle a subitement entendu un bruit assourdissant. Par réflexe, elle a plaqué ses mains sur son visage. L'instant d'après, la tornade emportait Marie en même temps que l'abribus, lui causant de graves blessures. Le bas de sa jambe a été broyé, causant une fracture ouverte, après qu'elle ait heurté un muret. Les débris de verre de l'abribus ont sectionné les tendons de sa main gauche et ont occasionné des coupures au niveau de sa jambe gauche.

«C'était l'enfer»

Après le passage de la tornade, la veuve a attendu les secours. Dans un élan de malchance assez terrible, ce sont malheureusement des voleurs qui sont d'abord venus à sa rencontre. Au lieu de lui venir en aide, les délinquants lui ont dérobé tous ses effets personnels. «Ils ont crié "Merci!" en s'enfuyant», raconte t-elle dépitée, lors de son entretien avec L'essentiel.

Puis le CGDIS (Corps grand-ducal d'incendie et de secours) est arrivé pour lui porter assistance. Les pompiers l'ont d'abord réconfortée et calmée. «Il faut être patiente, le SAMU est en route, mais il est bloqué à cause des arbres sur la route». D'après un porte-parole des pompiers, les secouristes se sont relayés pendant une heure et demie avant que Marie ne puisse être transportée au CHEM (Centre Hospitalier Emile Mayrisch). «C'était l'enfer» pour Marie. À l'hôpital d'Esch-sur-Alzette, la malheureuse a subi une opération qui a duré jusqu'au petit matin. On lui a posé une plaque de métal qui maintient aujourd'hui les 26 fragments de la partie inférieure de sa jambe.

«Je fais le maximum»

Depuis le 26 août, Marie se bat quotidiennement contre la douleur au centre de rééducation du CHEM de Dudelange avec un objectif: retrouver sa vie d'avant. «C'est surtout la nuit, une fois qu'on m'a retiré l'attelle en plastique, que les douleurs sont particulièrement insupportables», explique-t-elle. Chaque jour, Marie passe sept heures à s'entraîner pour réapprendre à marcher. Mais elle sait déjà qu'elle devra tirer un trait sur certaines activités. Terminé les courses seules, ou même les séances de sport.

Malgré ce coup du sort, la retraitée ne se laisse pas abattre et continue sa rééducation sans relâche, avec le soutien d'une équipe de kinésithérapeutes et d'ergothérapeutes, ainsi que de celui d'une psychologue. Elle peut également compter sur l'aide de ses amis, qui se chargent d'entretenir sa maison en son absence. Marie a finalement pu quitter l'hôpital mercredi. Son abnégation a payé, mais le chemin est encore long. «Je fais le maximum», conclut elle...

(Lucas Hochstein/L'essentiel)

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