Au Luxembourg

06 novembre 2019 16:49; Act: 07.11.2019 09:06 Print

Les victimes de traite d'êtres humains en hausse

LUXEMBOURG - En deux ans, 31 victimes de traite d'êtres humains ont été dénombrées au Luxembourg, selon le rapport de la CCDH présenté ce mercredi. Ce chiffre est en progression.

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Anamarija Tunjic, juriste de la CCDH, Fabienne Rosseler, secrétaire générale, Gilbert Pregno, président.

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«Une victime de traite d'êtres humains, cela peut-être une femme venue d'un pays tiers forcée de se prostituer pour payer ceux qui l'ont amenée au Luxembourg. Un homme dont on a pris les papiers qui vit et dort dans le restaurant où on l'oblige à travailler..., illustre Gilbert Pregno, président de la Commission consultative des droits de l'homme du Grand-Duché de Luxembourg (CCDH). Ce sont des situations très violentes. Les auteurs ont souvent un coup d'avance sur la police. Et les victimes font preuve de beaucoup de courage pour s'exprimer».

En 2017 et 2018, 31 victimes ont été dénombrées, selon le rapport de la CCDH sur la traite des êtres humains au Luxembourg, présenté ce mercredi. Soit un chiffre en hausse. Entre 2010 et 2016, 79 victimes avaient ainsi été dénombrées. Les ressortissants de l'Union européenne sont au nombre de 7, et 24 victimes viennent de pays tiers.

Un appel à des peines plus dissuasives

Une majorité de victimes (17) sont exploitées dans le monde du travail. Les secteurs les plus à risque ont été la construction, suivie du travail domestique et de la restauration. La CCDH mentionne également des victimes dans l'affaire d'une société de transport mais sans les chiffrer, faute d'informations supplémentaires. Par ailleurs, onze victimes le sont d'exploitation sexuelle, une de mendicité forcée, une a été obligée à commettre des crimes ou délits et une est un enfant vendu à une famille d'adoption. Aucune victime de trafic d'organes n'a été dénombrée.

La CCDH salue les efforts consentis dans la lutte contre la traite depuis le dernier rapport. Mais elle plaide pour un travail renforcé sur le plan des statistiques. «Les chiffres dont nous disposons ne représente qu'une infime partie de la réalité», déplore Gilbert Pregno. La Commission souhaite également la mise en place de peines plus dissuasives. «Jamais un restaurant n'a été condamné à fermer, s'offusque le président de cet organe consultatif du gouvernement. Sur 34 auteurs présumés en deux ans, seules 18 peines de prison ont été prononcées, dont la quasi-totalité avec sursis. Et cela ne concerne quasi exclusivement que l'exploitation sexuelle».

(Séverine Goffin/ L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • NoComent le 06.11.2019 23:18 Report dénoncer ce commentaire

    Hélas l'esclavage n'est pas mort, il a juste pris un aspect plus sournois, et malheureusement il y aura toujours des gens sans scrupule prêts à abuser de personnes dans la misère. Il faut des punitions plus sévères si on veut stopper ces marchants de rêves qui tournent au cauchemar

  • Libre penseur le 07.11.2019 06:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et la personne pour commenter !!! Quand il s’agit des impôts de la circulation tout le monde vient défendre ses intérêts. Mais pour l’esclavagisme devant notre porte il n’y a plus personne. Voilà peut-être pourquoi ça existe encore. Des peines ridicules pour les coupables, et la population égoïste ne se sent pas concernée. Une vrai honte !! Et moi qui pensais être dans un pays civilisé. Je suis choqué de voir que cela existe encore. Une campagne médiatique pour dénoncer cela serait la bien venue afin de réveiller les gens.

  • smith le 06.11.2019 19:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et ça augmente..., une vrai honte

Les derniers commentaires

  • bienTriste le 07.11.2019 14:04 Report dénoncer ce commentaire

    c pas bien compliqué, suffit de suivre ces faux mandiants, le soir, afin de voir l'exploitant. Petite astuce, l'exploitant est souvent là en grosse cylindrée avec 10 à 20 mandiants autour. Ah zut on me dit que ce sera pas pour tout de suite, d'abord les contrôles radar... ben oui ca sauve des vies.

  • OnestauLuxembourg le 07.11.2019 12:53 Report dénoncer ce commentaire

    Les victimes vivent dans la peur et n'osent pas parler. Une campagne médiatique ne serait pas de refus. "Les auteurs ont souvent un coup d'avance sur la police" C'est pour aider la police qui ne peut être partout qu'il faudrait éveiller la conscience des gens pour susciter des dénonciations. Les peines devraient également être plus fortes.

  • Pascal le 07.11.2019 06:45 Report dénoncer ce commentaire

    Luxembourg au top des voitures volées.... 31 cas avérés de traite d'être humains.... Mais ou va-t-on ?

  • Libre penseur le 07.11.2019 06:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et la personne pour commenter !!! Quand il s’agit des impôts de la circulation tout le monde vient défendre ses intérêts. Mais pour l’esclavagisme devant notre porte il n’y a plus personne. Voilà peut-être pourquoi ça existe encore. Des peines ridicules pour les coupables, et la population égoïste ne se sent pas concernée. Une vrai honte !! Et moi qui pensais être dans un pays civilisé. Je suis choqué de voir que cela existe encore. Une campagne médiatique pour dénoncer cela serait la bien venue afin de réveiller les gens.

  • stich le 07.11.2019 06:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et les enfants qui sont mis dans des familles d'accueil ou il sont mal traiter psychologiquement, physiquement, moralement et oui de ça on en parle pas ou les femmes mal traitees dans notre propre pays.