Santé au Luxembourg

27 avril 2018 09:17; Act: 27.04.2018 12:03 Print

90% des infirmiers ont un diplôme étranger

LUXEMBOURG - Des travaux interministériels ont débuté au sujet d'une réforme sur les études en soins infirmiers, afin de former davantage de personnes au Grand-Duché.

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Les difficultés à trouver des profils qualifiés sont donc bien réelles, notamment pour les postes en bloc opératoire et en réanimation. (photo: Twitter)

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Le problème n'est pas nouveau, le Luxembourg ne forme pas assez d'infirmiers. Le gouvernement souhaite trouver une solution, afin de mieux répondre aux besoins de la population résidente. À ce titre, une réforme sur les études d'infirmier/infirmière est envisagée, indique Lydia Mutsch, ministre de la Santé, dans une réponse parlementaire. En outre, le Lycée Technique pour Professions de Santé projette de lancer une campagne publicitaire permettant de valoriser les formations concernées.

Actuellement, le Luxembourg se trouve dans l'impossibilité de former suffisamment d'infirmiers/infirmières pour occuper tous les postes disponibles dans le domaine de la santé. Afin de pallier ce manque, le Luxembourg recrute en partie de ces professionnels dans les pays voisins. Sur les années 2013-2017, 3 062 autorisations d'exercer ont été délivrées, dont seulement 307 pour des diplômés luxembourgeois (10%) contre 1 466 pour des diplômés français (48%), 733 pour des diplômés allemands (24%), 406 pour des diplômés belges (13%).

Beaucoup d'élèves découragés

Le nombre d'inscrits première année de formation infirmière a augmenté régulièrement depuis 2010, cependant seulement un quart à un tiers des élèves ayant réussi l'examen de fin d'études secondaires dans la section Soins Infirmiers (SI), entament ensuite les deux années d'études au niveau du BTS infirmier. «Ceci peut s'expliquer par le fait que beaucoup d'élèves sont découragés par le niveau théorique de la formation, les compétences requises par le profil professionnel (CLQ) et les expériences faites durant leurs premiers stages en milieu clinique», note Lydia Mutsch.

Dans ce contexte, et malgré l'augmentation du nombre d'inscrits en formation SI, le total des diplômés a diminué. «Une formation infirmière au niveau supérieur valoriserait cette profession et permettrait d'ouvrir cette voie à chaque diplômé de fin d'études secondaires intéressé, avance la ministre. «Le but serait, à moyen terme, d'avoir 120 diplômés par promotion».

(L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • warloff le 27.04.2018 11:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ha ben oui... faut étudier un peu pour cette profession. Et c'est certainement pas le ltps qui va donner une formation adéquate. Donc obligé de passer par l'étranger...

  • Big Obelix le 27.04.2018 11:58 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'est-ce que nous voulons - la quantité ou la qualité ? Ce n'est pas le diplôme qui fait l'infirmière / infirmier mais bien sa qualification. Il me paraît donc contrproductif d'augmenter le nombre de personnes ayant un "papier" en diminuant le contenu de ce papier !

  • MariePP le 27.04.2018 10:26 Report dénoncer ce commentaire

    Travail pénible, nuits, weekends, jours fériés, dimanches... Même si c'est bien payé et que la convention collective est très intéressante, les jeunes d'aujourd'hui sont trop gâtés pour aller dans cette voie.

Les derniers commentaires

  • francais du lux le 28.04.2018 14:24 Report dénoncer ce commentaire

    Personnellement je remercie les infirmières et tout le staff médical du CHL , également ceux des soins palliatifs Cote d'Eisch.... j'ai remarqué que beaucoup étaient originaire du Portugal. et très qualifiées. Merci est bisous à elles. Bonjour du Tyrol Autrichien à mon amie et médecin Dr Lopes Da Silva Cristiana. JLF & Angélika..

  • Alex le 27.04.2018 18:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Au moins c est sur que les infirmiers diplomes avec moi ou avant moi c-a-d ancien systeme de formation, sont bien formés nous n avions pas la vie facilité et nous etions oubligés d etudier pour pouvoir avancer. Donc seulement ceux qui voulaient vraiment devenir infirmiers avaient la force pour continuer. De nos jours la vie des eleves du nouveau systeme est bien plus facille j ai deja vu ceux qu ils ont a etudier et au niveau stages et tout est bien retrécie et puis sur le terrain ils reagissent meme pas a une hypoTA??? Dure realité mais vraie. Il faut s y mettre si on veut reussir.

  • Luxo le 27.04.2018 18:33 Report dénoncer ce commentaire

    Si une infirmière me parle en luxembourgeois, c'est bien pour la causette, mais je ne suis pas rassurée sur ses réelles compétences professionelles, sur la qualité de son diplôme, ni qu'elle soit capable de lire et comprendre les notices et les posologies des médoc qui ne sont jamais écrites en luxembourgeois, mais en français ou en allemand. Mieux vaut moins de diplômés par promotions mais des diplômés qui maitrisent parfaitement le français.

  • Polux le 27.04.2018 16:57 Report dénoncer ce commentaire

    Déja ils ont un diplôme c'est pas mal

  • une athusienne le 27.04.2018 15:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il y a des patients de toutes nationalités. Que ce soit allemand, français, luxembourgeois, belge... Il ne faut pas savoir une langue mais plusieurs! Mes journées, je passe du luxembourgeois, au français, a l'anglais, au néerlandais... Conclusion, on a besoin de chacun!