Arrestation au Luxembourg

12 avril 2018 16:14; Act: 13.04.2018 14:05 Print

Accusé d’avoir «kidnappé» une princesse de Dubai

LUXEMBOURG – Un Français a été arrêté à Luxembourg, vendredi dernier, accusé d’avoir participé à l’exfiltration d’une princesse de Dubai.

op Däitsch

Le parquet de Luxembourg a indiqué jeudi avoir arrêté, vendredi dernier, un ressortissant français qui faisait l’objet d’une notice rouge Interpol à la demande des autorités des Émirats arabes unis. Ceux-ci accusent le Français d’avoir participé à l’enlèvement de Latifa Al Maktoum, 33 ans, princesse de Dubai, l’une des trente filles du gouverneur de Dubai, Cheikh Mohammed ben Rashid al-Maktoum.

La réalité serait tout autre à en croire le Daily Mail et l'ONG Detained in Dubai: la princesse aurait elle-même organisé sa fuite d’un pays où elle se disait séquestrée par son père.

Le ressortissant français aurait simplement récupéré la jeune femme à la frontière entre les Émirats arabes unis et Oman. Il lui aurait ensuite permis de rejoindre la côte où l’attendait Hervé Jaubert - un ancien espion français spécialisé dans les exfiltrations de Dubai - qui devait l’aider à atteindre l’Inde puis rejoindre les États-Unis. Arrêté à Oman, en février, il a finalement été relâché le 5 avril par la justice. L’homme a ensuite rejoint le Luxembourg.

Vidéo

À noter que Latifa Al Maktoum n’a plus donné de nouvelles depuis la diffusion d’une vidéo sur YouTube (voir ci-dessus) et des messages sur WhatsApp, début mars, dans lesquels elle indiquait avoir fui son pays mais se sentir toujours en danger. Mercredi, Hervé Jaubert a indiqué de son côté que son yacht avait été attaqué par un commando, qu’il avait été frappé et interrogé pendant des heures par des hommes qu'il présente comme des envoyés du Cheikh Mohammed ben Rashid al-Maktoum.

Le parquet de Luxembourg a indiqué que le pays requérant - les Émirats arabes unis - avait 18 jours depuis l'arrestation (pouvant être prolongé au plus jusqu’à 45 jours) pour faire une demande d'extradition par la voie diplomatique, en présentant un certain nombre des pièces dont notamment un exposé précis des faits. La Chambre du conseil de la cour d'appel émettra ensuite un avis motivé à adresser au ministre de la Justice qui décidera ou non de l'extradition du prisonnier. À noter que celui-ci peut présenter une demande de mise en liberté suivant les dispositions du code de procédure pénale.

(mc/L'essentiel)