Avortements au Luxembourg

01 juin 2015 21:17; Act: 02.06.2015 11:08 Print

Le Planning a pris en charge 665 IVG en 2014

LUXEMBOURG - Les activités du Planning familial sont en hausse, c’est ce qui ressort de son rapport 2014 présenté lundi.

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Ainhoa Achutegui (à droite) a succédé à Danielle Igniti à la présidence du Conseil d’administration du planning familial. (photo: Editpress)

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Pour le Planning familial, 2014 a été une année charnière avec le déménagement dans de grands locaux éclairés et, en décembre, le vote de la loi qui dépénalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à la douzième semaine de grossesse et reconnaît le droit à l’autodétermination.

En conséquence, ses activités sont en hausse, selon le rapport annuel présenté lundi. En 2014, les trois centres de Luxembourg, Esch-sur-Alzette et Ettelbruck ont répondu à 32 832 demandes, soit une progression de 12 % et effectué 14 176 consultations, en hausse de 16 % avec une équipe de 15,35 postes à temps complet.

À côté de l’éducation sexuelle et affective, la contraception, du suivi des grossesses, etc., les IVG médicamenteuses ne représentent que 2% de l’activité du Planning. Mais elles sont chronophages car elles nécessitent des consultations longues et répétées.

En 2014, 665 IVG médicamenteuses ont été prises en charge par le Planning, contre 610 en 2013. Jusqu’en 2008, environ 150 demandes d’IVG étaient faites au Planning par an. Mais depuis que la possibilité d’IVG existe officiellement au Luxembourg, de plus en plus de demandes font surface et le «tourisme de l’IVG» à l’étranger s’est fortement réduit, note le Planning. En 2014, la plus jeune femme concernée avait 14 ans et la plus âgée 46 ans.

En 2015, le Planning continuera à militer pour le remboursement des contraceptifs.

(Séverine Goffin/L'essentiel)