Au Luxembourg

12 octobre 2017 14:16; Act: 12.10.2017 16:47 Print

Le parquet ordonne la fermeture d'une crèche

BOUS - Une enquête a été ouverte visant la crèche de Bous, pour «agissements pouvant affecter le bien-être des enfants». Celle-ci a été fermée avec effet immédiat mercredi.

  • par e-mail
op Däitsch
Sur ce sujet

Une enquête a été ouverte visant la crèche «Léiwen Léiw», installée dans la commune de Bous, dans le sud-est du pays, pour «agissements pouvant affecter le bien-être des enfants». Celle-ci, qui accueille 20 enfants «de 0 à 4 ans», a été fermée avec effet immédiat mercredi, indique le parquet de Luxembourg qui a confié l'enquête à la section de recherche et d’enquête criminelle (SREC) de la police de Grevenmacher. L'agrément de la crèche a été retiré par le ministère de l'Éducation nationale sur demande du parquet. Ce dernier a expliqué à L'essentiel qu'«à ce stade, rien ne permet de dire qu'il y ait eu des atteintes sexuelles».

L'un des responsables de la crèche, contacté par L'essentiel, n'a pas voulu s'avancer sur les motifs de la fermeture de son établissement. «Une enquête est en cours, rien n'est avéré pour le moment». Il explique seulement qu'il n'y a «pas eu d'accident, pas de soucis administratif ou sanitaire avec la crèche, tout est en ordre». Le responsable estime que les autorités «sont allées trop vite en prenant cette décision». Lui-même aurait été informé seulement mercredi de l'enquête, juste avant que la fermeture soit prononcée.

Les enfants replacés ailleurs

Le bourgmestre de la commune, Joseph Johanns, également joint par L'essentiel jeudi en début d'après-midi, ne connaît pas les raisons de la fermeture du lieu. «Des employés du ministère de l’Éducation nationale sont venus hier (NDLR: mercredi) dans ma commune et m’ont expliqué que la crèche allait être fermée, explique l’élu. Mais ils ne m’ont donné aucune information».

Depuis jeudi matin, les autorités essaient de «placer les enfants dans les crèches alentours», reprend Joseph Johanns. «Ce n’est pas toujours facile de trouver des places au dernier moment». Une porte-parole du ministère de l'Éducation nationale a confirmé à L'essentiel que les autorités «exploraient des pistes pour installer les enfants ailleurs». Des solutions définitives sont privilégiées, mais «s'il le faut, une structure d'accueil provisoire pourrait être mise en place». Des collaborateurs du ministère étaient présents mercredi, en compagnie de policiers, pour «expliquer la situation aux parents» et ils continueront «à les aider» dans les jours à venir.

(Nicolas Chauty/Joseph Gaulier/L'essentiel)