Santé au Luxembourg

24 octobre 2016 16:20; Act: 24.10.2016 17:09 Print

Les médecins, en colère, ne veulent rien lâcher

LUXEMBOURG - Pour la deuxième fois en moins d'un mois, l'association des médecins et médecins-dentistes (AMMD) s'est exprimée contre la future loi hospitalière.

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«Nous n'avons même pas été consultés»,a rappelé Alain Schmit, président de l'AMMD (à gauche). (photo: Editpress)

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Comme dans un communiqué diffusé fin septembre, l'association des médecins et médecins-dentistes a réitéré lundi son opposition à la future loi hospitalière. L'AMMD, qui a pu être reçue ces dernières semaines par les différents partis politiques (NDLR: reste le LSAP dans quelques jours), insiste toujours sur les «sérieux déséquilibres» du projet gouvernemental.

«Les médecins doivent participer à la gouvernance de l'hôpital, avoir leur mot à dire sur le plan médical, en matière de formation, d'organisation, de matériel...», énumère le docteur Philippe Wilmes, président du collège médical des Hôpitaux Robert Schuman. Ce dernier sous-entendant la disparition de cette implication «naturelle» avec la future loi. «Nous n'avons même pas été consultés», rappelle Alain Schmit, président de l'AMMD, qui balaye l'argument économique: «Si on constatait une hausse des frais variables dans les hôpitaux du pays, alors oui il faudrait intervenir, mais ce n'est pas le cas!»

Selon l'avis du Conseil d'État

Pour rappel, le ministère de la Santé veut appliquer la nouvelle loi hospitalière début 2017 et entend ainsi s'adapter aux évolutions du milieu hospitalier. Le désaccord des médecins porte sur la future gouvernance des hôpitaux, mais aussi l'introduction de nouveaux services et la fixation du nombre de lits. «Nous serons à la merci de l'administration. Or, les médecins sont les acteurs principaux et ils ont leur mot à dire», insiste Philippe Wilmes.

La profession, à travers l'AMMD, a rédigé des amendements au projet de loi et attend de voir si l'avis du conseil d'État, «rendu d'ici deux à trois semaines», reprend leurs arguments. Quoi qu'il en soit, les médecins ont rappelé lundi qu'ils ne lâcheraient pas leurs revendications et vont intensifier leur visibilité.

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Libre le 24.10.2016 16:51 Report dénoncer ce commentaire

    Encore une fois, on veut remplacer des gens diplômés et compétant dans leur domaine par des comptables dans l'espoir de contenir les budgets. Mais cette politique coûte encore plus chère et a des résultats catastrophiques pour la santé publique en l'occurrence. Gardons les compétences là où il faut, merci l'AMMD.

  • La torture des infirmières. le 25.10.2016 07:27 Report dénoncer ce commentaire

    Avec la pression financière exercée par ce gouvernement, aboutissant à la diminution du nombre d'infirmière par patient, ma femme infirmière qui travaille au CHL, n'a plus le temps de s'occuper convenablement des patients donc de vous, lecteur de cet article. Elle n'a même plus le temps de manger à midi. C'est de la torture !

  • damien leflot le 25.10.2016 05:55 Report dénoncer ce commentaire

    il suffit de regarder ce qui se passe en france.......hopitaux ruinés par des comptables qui jouent au golf......enfin çà doit être des copains de ministres...

Les derniers commentaires

  • Drôle de revendications le 25.10.2016 12:26 Report dénoncer ce commentaire

    Un médecin ça fait de la médecine. Un gestionnaire/administrateur gère et administre. Chacun sa spécialité et le nombre d'années d'étude ni changera rien. C'est un peu comme dans une grande entreprise, on ne peut pas être partout sous peine de faire mal son travail. D'ailleurs c'était pas le corps médical qui se disait surchargé surtout au CHL? Parfois il faut être raisonnable. et puis ce sera du temps en plus pour mieux suivre les patients, alors pourquoi pas?

  • vrai travailleur le 25.10.2016 11:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Facile d opposer gestion et service ! Mais la réalité est là : quel est le salaire moyen des médecins, qui signe des arrêts maladie en. Eux-tu en voilà... à la fin ou on accepte de payer plus en endettant le pays ou on gère un peu mieux ... franchement chers amis du secteur De la santé un peu de solidarité ... la gestion à du bon

  • bobo54 le 25.10.2016 10:08 Report dénoncer ce commentaire

    On arrive tout doucement à la tarification à l'activité (TAA ou T2A) comme en France ... on va à l’hôpital se faire opérer comme on va chez roady faire sa révision : ça coute tant, ça dure tant de jours d'hospit., ... tout est 'barèmisé' !!! l'hopital devient petit à petit une entreprise comme une autre où seul le résultat financier compte, pour le reste, c'est pas si important que ça ...

  • bertilou le 25.10.2016 09:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On va trouver un Gordon Ramsey des Hôpitaux :-(

  • esteban le 25.10.2016 08:53 Report dénoncer ce commentaire

    On ne gère pas un hôpital comme on gère un hôtel. Avec cette réforme c'est ce qu'il va se passer.