Immigration au Luxembourg

18 juillet 2017 12:44; Act: 18.07.2017 14:31 Print

Les migrants attendent leur départ au Kirchberg

LUXEMBOURG - Depuis avril, la structure pour réfugiés au Kirchberg a été réorganisée en centre de retour.

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op Däitsch
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«Nous avons doublé la surface des sanitaires, une équipe de nettoyage passe chaque jour et, en retour, les migrants font en sorte que ça reste propre. C'est du respect mutuel et ça marche très bien», expliquent les responsables de la Structure d'hébergement d'urgence au Kirchberg (SHUK).

Mardi matin, le ministre de l'Immigration, Jean Asselborn, et le directeur du Centre de rétention, Vincent Sybertz, faisaient le point sur la politique d'asile. Jusqu'en juin de cette année, les demandes d'asile ont été de 1 211, contre 2035 pour l'ensemble de l'année 2016. Cette année, 1 848 décisions ont été prises, dont seulement, 475, soit 25,7%, étaient une reconnaissance du statut de réfugié.

«Nous avons monté des cloisons»

Depuis le 1er avril, la SHUK, elle, sert de structure retour. Elle n'accueille plus que des demandeurs d'asile déboutés et des migrants tombant sous le coup du règlement Dublin, c'est à dire qu'ils ont déjà rentré une demande d'asile dans un autre pays et qu'ils y seront renvoyés. «Il a fallu tout organiser», détaille Vincent Sybertz.

«Nous avons monté des cloisons pour les dortoirs où sont installées les tentes, installé des containers supplémentaires, des casiers, refait l'électricité...».

Des règles à respecter

Actuellement 59 personnes résident à la SHUK. «Nous avons une capacité maximale de 216 personnes, c'est beaucoup. Pour assurer un minimum d'intimité, il ne faudrait pas dépasser les 150». En journée, les migrants sont libres de rentrer et sortir. «Ils vont profiter du soleil, comme tout le monde». Il doivent être à la SHUK entre 20h et 8h du matin, où ils s'occupent en jouant aux fléchettes, au ping-pong, ou en profitant de la cantine.

«S'ils ne respectent pas les règles, ils savent qu'ils peuvent être envoyés au centre de rétention, explique Vincent Sybertz. Mais ils disent qu'ils se sentent en sécurité ici. Nous faisons de notre mieux considérant la situation. Mais c'est mon avis qu'il faudra, à terme, une structure pérenne», assure-t-il. La SHUK dispose d'un budget de fonctionnement de 5 millions par an, qui couvre principalement les frais de personnel.

(Séverine Goffin/L'essentiel)